Air Next, spécialisé dans la vente de billets de transport en cryptomonnaies, n'était qu'une arnaque

Faux site, ICO illégale, identité usurpée… La prétendue start-up Air Next a monté une arnaque pour voler des fonds. Celle qui proposait l'achat de billets de transport en cryptomonnaies n'existe plus après avoir été démasqué par l'Autorité des marchés financiers dans un premier temps puis par des experts ayant repéré une faute d'orthographe révélant la supercherie. Les salariés et les investisseurs ont décidé de porter plainte.  

 

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Air Next, spécialisé dans la vente de billets de transport en cryptomonnaies, n'était qu'une arnaque

L'Autorité des marchés financiers (AMF) avait émis un premier avertissement en septembre 2021 à l'encontre de la prétendue start-up Next Air, qui proposait la vente de billets de train et d'avion en cryptomonnaies. Sollicitant un visa dans le cadre d'une ICO (levée de fonds en échange de cryptomonnaie), elle avait transmis des documents falsifiés.

Une faute d'orthographe
Air Next était bien une arnaque montée de toute pièce dont le seul objectif était de voler des fonds, révèle un article des Echos. C'est une faute d'orthographe dans le nom de la banque référente qui a confirmé l'accusation. En effet, en bas de page de l'attestation bancaire, le nom d'Edmond de Rothschild est mal orthographié : on lisait "Edemond".

Le dirigeant d'Air Next l'a reconnu lui-même. Sur la messagerie Telegram, il a avoué à ses employés que "de nombreux documents fournis étaient des faux" et qu'une "erreur a coûté la vie à ce projet". Il va même jusqu'à leur "recommander de montre entre eux ce projet", rapporte le média économique.

Air Next a été lancé en février 2021 lorsqu'il s'est immatriculé aux greffes du tribunal de commerce de Paris. Il a déclaré un capital social d'un milliard d'euros et des locaux au 50 avenu des Champs Elysées, une adresse qui est en travaux. Le nom de son président, Philippe Vincent, a quant à lui été usurpé.

L'ICO permet de voler 150 000 euros
Lors de sa fausse ICO, Air Next a réussi à récolter 150 000 euros. De l'argent qui a été donc volé à des investisseurs qui ont décidé de poursuivre la société en justice. Les salariés – dont certains étaient issus de grandes compagnies aériennes ou de grands groupes français ou américains – ont également décidé de porter plainte.

Mais pour demander réparation, faut-il déjà trouver un coupable. Une mission qui se complique puisque tous les dirigeants usurpaient des identités. A ce titre, les requérants souhaitent pointer du doigt la responsabilité du tribunal de commerce de Paris qui a immatriculé une entreprise qui n'était en réalité qu'une escroquerie.

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