Actualité web & High tech sur Usine Digitale

Recevez chaque jour toute l'actualité du numérique

x

Covoiturage domicile/travail : Klaxit (ex-Wayzup) embarque de nouveaux partenaires pour se détacher

Twitter Facebook Linkedin Google + Email
×

Levée de fonds La Maif et Sodexo rejoignent la RATP au capital de la start-up française Klaxit, à l’occasion d’une levée de fonds de 3 millions d’euros. Le spécialiste du covoiturage domicile/travail mise sur les partenariats avec les entreprises pour s’imposer.

Covoiturage domicile/travail : Klaxit (ex-Wayzup) embarque de nouveaux partenaires pour se détacher
Covoiturage domicile/travail : Klaxit (ex-Wayzup) embarque de nouveaux partenaires pour se détacher © Klaxit

40 millions d’euros pour Cityscoot, 16 millions pour Less, la même somme pour Heetch, 12 millions pour OnePark… Les start-up françaises de la mobilité multiplient les levées de fonds au-delà de 10 millions d’euros depuis six mois. Mais ce n’est pas forcément un bon signe : dans certains cas, ils n’ont pas encore trouvé leur business model, dans d’autres, ils opèrent sur des marchés B2C où les coûts d’acquisition sont élevés.

 

Le spécialiste du covoiturage domicile/travail Klaxit (ex-Wayzup) ne veut pas se lancer dans cette course aux armements. Sa troisième levée de fonds de 3 millions d’euros (après un tour d’1,4 million en 2017) peut sembler modeste comparée à celles des autres start-up du secteur. "On n’a pas besoin de plus dans l’année et demi qui vient, juge le co-fondateur Julien Honnart. Mais surtout, l’ensemble des partenariats que l’on signe avec les industriels qui entrent à notre capital ont beaucoup plus de valeur que ces 3 millions d’euros".

 

La RATP, Sodexo et la Maif au capital

Klaxit renforce en effet ses liens avec la RATP, qui était entrée à son capital en 2017. Le groupe de transports confirme son intention de proposer des offres multimodales aux villes, associant des transports en commun et de covoiturage via Klaxit. La start-up a aussi séduit Sodexo, co-leader de ce tour de financement. La société de services aux entreprises (notamment la restauration) va lui donner accès à ses milliers de clients, pour un effet boule de neige. La Maif devient un autre actionnaire de Klaxit, de façon plus minoritaire. La société d’assurance, partenaire de nombreuses start-up de l’économie collaborative, va proposer Klaxit à ses sociétaires et créer une assurance pour les covoitureurs. Enfin, le fonds Inco, qui accompagne des start-up à impact social et écologique, et le fonds ViaID (groupe Mobivia) complètent le tour de table.

 

Un modèle B2B

Avec tous ces prescripteurs, Klaxit veut continuer à faire adopter le réflexe covoiturage aux salariés. Son modèle principalement B2B, qui s’appuie sur des partenariats avec des entreprises et des accords avec des collectivités, a été validé ces derniers mois, assure son président. "On a un taux de transformation deux à trois fois supérieur dans des communautés d’entreprises qu’avec le grand public", explique-t-il. Sur les 700 sites représentant une centaine d’entreprises avec lesquelles Klaxit a signé un accord, "80% des inscrits trouvent des covoitureurs pour leurs trajets à leurs horaires".

 

Pour achever de les convaincre, et atteindre une masse critique d’utilisateurs indispensable pour toute service de ce type "le dernier étage de la fusée, c’est la co-financement des trajets par les entreprises et les collectivités", estime Julien Honnart. Là encore, les expérimentations menées ces derniers mois (notamment en Ile-de-France) ont montré leur efficacité. "Les résultats sont exceptionnels, quatre fois plus d’inscrits deviennent des covoitureurs réels et réguliers. On a des taux de 10% de croissance  du nombre de trajets par semaine depuis six mois", détaille-t-il.

 

Objectif 50 villes en 2020

Klaxit veut donc continuer à grandir tranquillement, à son rythme. L’équipe va passer de 18 à une trentaine de salariés dans les prochains mois. La start-up souhaite être présente dans les cinquante plus grandes agglomérations françaises dans les deux ans à venir, contre 9 aujourd’hui. Il sera alors temps de penser à l’expansion européenne, d’abord dans les zones frontalières.

Réagir

* Les commentaires postés sur L’Usine Digitale font l’objet d’une modération par l’équipe éditoriale.

 
media
Suivez-nous Suivre l'Usine Digitale sur twitter Suivre l'Usine Digitale sur facebook Suivre l'Usine Digitale sur Linked In RSS Usine Digitale