Actualité web & High tech sur Usine Digitale

Recevez chaque jour toute l'actualité du numérique

x

En signant avec Google, Fiat Chrysler a-t-il fait entrer le loup dans la bergerie ?

Vu ailleurs En choisissant Fiat Chrysler plutôt que Ford, General Motors ou Toyota pour développer son véhicule autonome, Google a opté pour un partenaire plus malléable, juge David Kiley sur le site Forbes.
Twitter Facebook Linkedin Flipboard Email
×

En signant avec Google, Fiat Chrysler a-t-il fait entrer le loup dans la bergerie ?
En signant avec Google, Fiat Chrysler a-t-il fait entrer le loup dans la bergerie ? © Chrysler

Cela fait des mois que Google tourne autour des géants de l'auto. Objectif : trouver un partenaire industriel pour développer son projet de véhicule autonome. Le géant américain veut se concentrer sur l'intelligence de bord et la gestion des données souhaite sous-traiter la fabrication du véhicule.

 

Mais la résistance est forte parmi les constructeurs traditionnels. "Nous ne voulons pas devenir de simple fournisseurs de carrosserie pour Google", prévenait  Carlos Ghosn, le patron de Renault-Nissan, en 2014. Il n'est pas le seul à avoir freiné des quatre fers. Les discussions entre Ford et Google ont tourné court début 2016. General Motors a lui aussi dit non à Google, craignant un partenariat déséquilibré. Un autre géant, Toyota, a développé une division dédiée à l'intelligence artificielle et se voit mal faire ami-ami avec un concurrent en puissance.

 

Fiat, moins exigeant ?

Le choix de Fiat-Chrysler pour fournir 100 véhicules de tests (des monospaces Chrysler Pacifica) est finalement logique, juge l'analyste David Kiley sur le site de Forbes. L'entreprise italo-américaine est peu avancée dans le domaine, et n'a pas de véritable ambition de développer ses technologies maison en lien avec le véhicule autonome, ce qui évite les guerres de territoire, commente-t-il. Les autres partenaires potentiels, Ford, GM et Toyota, pour n'en citer que quelques uns, ont développé leurs propres modèles autonomes, et possèdent leur propre culture et leur propre équipe d'ingénieurs moins enclins à se plier aux souhaits de Google, ajoute-t-il.

 

Ford avait exigé le pilotage du projet, ce qui lui a été refusé. GM avait demandé le partage des brevets et technologies : même fin de non recevoir. Apple doit faire face aux mêmes craintes : il a récemment été éconduit par les géants automobiles allemands, soucieux de préserver leur souveraineté. Fiat / Chrysler a sans doute été moins exigeant envers son nouvel "allié". Les véhicules du groupe Fiat Chrysler ne pourront par exemple pas embarquer de technologie Google… pour l'instant. Le géant indique seulement que les ingénieurs des deux entreprises travailleront conjointement. Quel virage prendra le partenariat Fiat Chrysler Google dans les prochaines années ? L'histoire reste à écrire.

Réagir

* Les commentaires postés sur L’Usine Digitale font l’objet d’une modération par l’équipe éditoriale.

 
media
Suivez-nous Suivre l'Usine Digitale sur twitter Suivre l'Usine Digitale sur facebook Suivre l'Usine Digitale sur Linked In RSS Usine Digitale