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Formlabs lance l'imprimante 3D Fuse 1 pour démocratiser la technologie du frittage sélectif par laser

Commercialisée par Formlabs, Fuse 1 repose sur la technologie SLS pour imprimer des pièces solides et fonctionnelles. Elle est couplée au système de traitement Fuse Sift. Le fabrication américain de prothèses médicales Partial Hand Solutions est l'un des premiers utilisateurs de cette imprimante 3D.
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Formlabs lance l'imprimante 3D Fuse 1 pour démocratiser la technologie du frittage sélectif par laser
Formlabs lance l'imprimante 3D Fuse 1 pour démocratiser la technologie du frittage sélectif par laser © Formlabs

L'Américain Formlabs vient de dévoiler sa nouvelle imprimante 3D SLS, la Fuse 1, dédiée au prototypage industriel et à la conception de pièces finales à partir d'une poudre de nylon. L'entreprise américaine a également annoncé le lancement de Fuse Sift, un système de post-traitement pour la Fuse 1 offrant ainsi la solution la plus complète possible. 

Démocratiser la technologie SLS
Disponible à partir de 14 999 euros, la Fuse 1 repose sur la technologie du frittage sélectif par laser (Selective laser sintering) qui utilise un laser pour durcir et lier des grains de plastiques. Le laser dessine le motif de chaque section du dessin 3D sur un lit de poudre. A chaque fois qu'une couche est terminée, le lit s'abaisse et une autre couche est créée au-dessus des couches précédentes.

Bien que très pratique pour concevoir des pièces solides et fonctionnelles, cette méthode a un coût très important et donc réservée aux industriels. Avec sa Fuse 1, Formlabs espère changer la donne et démocratiser l'utilisation de cette technologie. "L'impression 3D SLS ne devrait pas être réservée uniquement à ceux qui ont de gros budgets, elle doit être accessible pour que toutes les entreprises", explique Max Lobovsky, CEO de l'entreprise américaine.

Une caméra intégrée 
La Fuse 1 intègre une chambre de fabrication modulaire qui permet une impression continue et une réduction des temps d'arrêt avec un volume maximum de 165 x 165 x 320 millimètres. L'imprimante repose sur la technologie "Surface Armor", en instance de brevet, qui crée une coque "semi-frittée" pour protéger la surface de la pièce lors de son impression.  De plus, une caméra intégrée permet aux utilisateurs de regarder la construction se dérouler en temps réel et ainsi pouvoir rapidement réagir en cas de problème. 

L'imprimante fonctionne avec le Nylon 12 Powder (PA 12) et permet d’imprimer une pièce avec 70 % de poudre recyclée réduisant ainsi les déchets les coûts. 

Un fabrication de prothèses parmi les utilisateurs
La société américaine Partial Hand Solutions, qui fabrique des prothèses médicales, est l'un des premiers utilisateurs de la Fuse 1. Son fondateur, Matthew Mikosz, explique que cette imprimante offre "la liberté de conception nécessaire pour réellement personnaliser les prothèses" ainsi qu'un "débit et une productivité élevée nécessaires pour fournir rapidement" ces dispositifs aux clients. 

La prothèse "M Finger" est le produit phare de Partial Hand Solutions, conçue au départ pour les soldats qui revenaient d’Afghanistan. "J'arrive à imprimer 160 doigts en deux jours", explique le fondateur. Il a également utilisé la Fuse 1 pour concevoir une prothèse de coude et d'épaule comportant des pièces coulissantes et des cliquets. 

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