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Intel apporte de l'intelligence au satellite d'observation PhiSat-1

Vu ailleurs PhiSat-1 est le premier satellite européen embarquant un processeur spécialisé dans les calculs liés à l'intelligence artificielle. La puce en question a été fournie par l'entreprise américaine Intel. L'objectif est d'étudier les bénéfices concrets du traitement local de la donnée avant de transférer les seules informations utiles sur Terre.
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Intel apporte de l'intelligence au satellite d'observation PhiSat-1
La puce Movidius Myriad 2 d'Intel qui est embarquée sur le satellite PhiSat-1. © ESA

Intel embarque de l'intelligence artificielle dans un satellite envoyé en orbite autour du soleil début septembre. Le satellite PhiSat-1, développé dans le cadre d'une mission d'observation de le Terre de l'ESA (agence spatiale européenne), est équipé d'une caméra hyperspectrale thermique ainsi que d'un processeur d'intelligence artificielle conçu par Intel : le Movidius Myriad 2.

Transmettre moins de données
Le Movidius Myriad 2 est un processeur dédié aux calculs liés à l'intelligence artificielle qui est embarqué dans un certain nombre d'appareils commercialisés auprès du grand public sur Terre, relate TechCrunch. Pour la première fois, cette puce est installée sur un satellite envoyé en orbite autour du soleil. Ce processeur qui est peu coûteux – d'autant plus qu'une nouvelle génération le Movidius Myriad X a vu le jour - a pour objectif de traiter une grande quantité de données directement depuis le satellite.

Le logiciel d'intelligence artificielle, et plus particulièrement les algorithmes de vision par ordinateur et d'apprentissage profond, embarqué sur PhiSat-1 doit détecter automatiquement la couverture nuageuse sur les images prises par le satellite. Les images sur lesquelles la Terre est obscurcie ne seront pas transmises. Ce traitement des données à la source doit permettre de faire économiser un temps précieux aux chercheurs qui n'auront pas à traiter eux-mêmes ces informations. Surtout, cela permet de faire des économies de bande passante qui peuvent aller jusqu'à 30%, assure TechCrunch, puisque seules les données utiles sont transmises sur Terre.

Compenser l'exposition aux rayonnements
Le logiciel d'intelligence artificielle qui tourne sur la puce Myriad 2 a été développé par la start-up irlandaise Ubotica qui a travaillé conjointement avec le fabricant de la caméra hyperspectrale thermique. Ce logiciel a dû être réglé afin de compenser l'exposition excessive aux rayonnements.

Toutefois, rapporte TechCrunch, un test aux résultats surprenants mené au CERN (le Conseil européen pour la recherche nucléaire) a révélé que le matériel lui-même n'avait pas besoin d'être modifié pour fonctionner dans les normes requises pour sa mission. En cas de succès de la mission, l'ESA pourrait décider d'équiper plus largement ses satellites de ce type de capacités de traitement de l'information embarquées.

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