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L'Arcep veut mettre fin au contrat d'itinérance Free-Orange aussi vite que possible

Le nouveau président de l'Autorité de régulation des télécoms, Sébastien Soriano, a indiqué dans une interview au Figaro que le contrat d'itinérance Free-Orange serait rapidement réexaminé. "Si l'itinérance se transforme en drogue de substitution, ce n'est pas bon. Il faut organiser le sevrage", explique-t-il. 
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L'Arcep veut mettre fin au contrat d'itinérance Free-Orange aussi vite que possible
L'Arcep veut mettre fin au contrat d'itinérance Free-Orange aussi vite que possible © Assemblée nationale - capture Dailymotion

Les acteurs de l'univers de la téléphonie sont aux aguets : l'Autorité de régulation des télécoms (Arcep) va revenir sur le contrat d'itinérance Free-Orange et, peut être, bouleverser l'équilibre du secteur. Sébastien Soriano, nommé à la tête de l'institution par un décret du président de la République le 15 janvier, a indiqué dans une interview accordée au Figaro et publiée sur le site le 22 février que ce "contrat d'itinérance, qui permet à Free de faire transiter une partie des communications de ses clients par le réseau d'Orange jusque fin 2017" serait réexaminé rapidement.

L'ingénieur X-Télécom qui dirige cette organisation, chargée d'attribuer des fréquences aux opérateurs et d'y adjoindre des contraintes de déploiement de l'infrastructure réseau, estime que le développement des contrats d'itinérance était essentiel au moment où Free est arrivé sur le marché : le quatrième opérateur télécoms français ne disposait pas de sa propre infrastructure 2G et 3G.

Organiser le sevrage de cette "drogue de substitution"

Mais pour Sébastien Soriano, "si l'itinérance se transforme en drogue de substitution, ce n'est pas bon. Il faut organiser le sevrage. Pour aller vers un modèle où, en zone dense, chacun a son réseau et, en zone moins dense, les réseaux sont mutualisés." La loi Macron qui donne de nouveau pouvoirs à l'Arcep ne lui demande pas de réglementer a priori sur cette question, mais elle lui permet de "poser des limites aux différents accords", souligne ce proche de Fleur Pellerin.

Dès que le texte de loi sera passé par le Sénat, l'institution commencera à discuter avec Orange et Free "pour organiser la fin de l'itinérance", affirme Sébastien Soriano. Pour lui, le calendrier sera exigeant mais en cohérence avec les contrainte des opérateurs sur le terrain. Comme il l'avait déjà fait le 13 janvier lors de son audition par les députés, le nouveau président affiche son intention de suivre l'avis de l'Autorité de la concurrence, qui avait demandé début 2013 que Free bascule progressivement sur son propre réseau, région par région, entre 2016 et 2018.

Il s'est également dit "favorable aux consolidations qui créent des capacités d'investissement et qui permettent des synergies entre le fixe et le mobile". "Nous devons être dans une certaine empathie vis-à-vis de ce secteur économique pour qu'il soit en mesure de déployer ses infrastructures", avait-t-il déjà affirmé le 13 janvier face aux députés. Pour lui, "il n'y a pas de chiffre magique à trois ou quatre opérateurs. Mais il y a un chiffre maudit, c'est deux ! Un duopole est difficile à réguler, tous les exemples à travers le monde montrent que c'est la pire situation pour l'investissement et les prix."

Lélia de Matharel

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