L'UE appelle les grandes plateformes à accentuer la lutte contre la désinformation

Les 27 ministres européens chargés du numérique ont signé une déclaration commune demandant aux grandes plateformes de renforcer leur lutte contre la désinformation en ligne dans le cadre de la guerre en Ukraine. 

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L'UE appelle les grandes plateformes à accentuer la lutte contre la désinformation

Les ministres européens chargés du numérique ont échangé avec les représentants de Facebook, Twitter et Google ce mardi 8 mars à Paris. Ce dialogue a eu lieu lors d'une réunion informelle dans le cadre de la présidence française du Conseil de l'Union européenne à laquelle participent les 27 Etats membres ainsi que la Suisse et la Norvège.

lutter contre la désinformation
Ces échanges ont débouché sur "une déclaration commune" signée par tous les pays présents sur "la nécessité de mieux lutter contre la désinformation" en ligne, a détaillé Cédric O, le secrétaire d'Etat chargé de la transition numérique et des communications électroniques. Ils souhaitent inciter les entreprises du secteur numérique – plateformes en ligne, fournisseurs d'accès à internet et réseaux sociaux – à renforcer leurs mesures dans le contexte de l'invasion de l'Ukraine par la Russie.

Elles sont appelées à mobiliser "des ressources supplémentaires" pour "superviser la modération dans les zones de conflit", adopter "des mesures supplémentaires et opérationnelles" pour s'assurer que "les outils" mis en place par ces plateformes ne deviennent pas "un facteur aggravant" pour la haine en ligne et la désinformation, prioriser des sources d'informations "fiables et reconnues" ainsi que le partage d'informations en temps réel "des données utiles en vue d'une coopération avec le monde universitaire et la recherche".

Les signataires leur demandent également d'appliquer immédiatement "le code de bonnes pratiques" en matière de désinformation présenté en avril 2018 par la Commission européenne. Ce texte non contraignant a été signé par Facebook, Google et Twitter, Mozilla ou encore Vimeo.

le DSA prévoit des obligations de transparence des plateformes
La déclaration signée n'a aucune valeur législative, précise Cédric O, ajoutant que le Digital Services Act en cours de discussion porte justement sur la lutte contre la désinformation. "Le DSA permettra par exemple à l'ensemble des pays de connaître le nombre de modérateurs [des plateformes]", a-t-il ajouté. Ce texte devrait être voté "dans les prochaines semaines", a-t-il espéré.

Dans le cadre de la guerre en Ukraine, les grandes plateformes ont pris certaines mesures pour bannir les chaînes Russia Today (RT) et Sputnik, deux médias financés par l'Etat russe.

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