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LeWeb13 : le service de voiture à la demande Uber comme modèle de rupture

Travis Kalanick est le fondateur d’Uber, service géolocalisé de voiture avec chauffeur. Il raconte une rupture qui dérange, mais qui fait entrevoir l’avenir des services internet.

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LeWeb13 : le service de voiture à la demande Uber comme modèle de rupture
LeWeb13 : le service de voiture à la demande Uber comme modèle de rupture © Uber

L’idée de Uber a germé dans la tête de son fondateur Travis Kalanick, à Paris, lors de la conférence LeWeb de 2008 durant laquelle il a beaucoup neigé. Le jeune Américain se souvient qu’il est arrivé en nage pour faire sa présentation sur scène parce que "c’est si difficile de trouver un taxi à Paris !" Uber, c’est ce service qui aujourd’hui permet dans de nombreuses villes du monde, dont Paris, de trouver via son app mobile, une voiture avec chauffeur à proximité de sa position et de ne pas attendre plus de 5 minutes. Le succès est tel qu’Uber a levé 260 millions de dollars, emploie 300 personnes et un chiffre d’affaires qui séparerait 230 millions de dollars.

Contourner les réglementations

Un modèle de rupture, s’il en est. Au point que les gouvernements rivalisent d’imagination pour l’empêcher de concurrencer les taxis et autres moyens de transports. La France qui exigera à partir de janvier que les VTC (voitures de tourisme avec chauffeur) respectent un délai de 15 minutes entre la prise de commande et l’arrivée. "Il y a pire, raconte Travis Kalanik. En Corée, on peut prendre des clients, sauf… s’ils sont Coréens !"

Mais le patron d’Uber raconte en quoi cette rupture que les Etats et les transporteurs tentent d’enrayer est non seulement inéluctable, mais beaucoup plus large qu’ils ne le pensent. "Aujourd’hui, nous livrons des voitures en 5 minutes. Mais on peut livrer ce que l’on veut en 5 minutes avec notre système. Nous venons de le faire pour les sapins de Noël. Nous l’avons fait avec des glaces. Et avec des roses pour la Saint Valentin, accompagnées d’une sérénade si demandée." Comme une rupture en entraîne une autre, Travis Kalanik n’est pas inquiet face aux réglementations. Pour lui, ce sont ses clients, connectés et qui apprécient le service et le font savoir, qui sont sa meilleure défense.

Emmanuelle Delsol

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