Recevez chaque jour toute l'actualité du numérique

x

Reuters et Facebook s'allient pour apprendre aux journalistes à lutter contre les deepfakes

Reuters et Facebook veulent aider les journalistes du monde entier à s'armer contre les deepfakes, ces trucages plus vrais que nature. Ils ont ainsi créé un cours de 45 minutes, accessible en ligne depuis le 17 décembre et entièrement gratuit. 
Twitter Facebook Linkedin Flipboard Email
×

Reuters et Facebook s'allient pour apprendre aux journalistes à lutter contre les deepfakes
Reuters et Facebook s'allient pour apprendre aux journalistes à lutter contre les deepfakes

L'agence de presse Reuters et Facebook se sont associés pour créer un cours en ligne, ouvert depuis le 17 décembre 2019, à destination des journalistes pour leur apprendre à détecter des deepfakes. Ces trucages plus vrais que nature, pullulent sur la toile, notamment sur les réseaux sociaux, et inquiètent de plus en plus, surtout en période d'élection..

Intitulé "Identifying and Tackling Manipulated Media", le cours dure 45 minutes est disponible pour le moment en quatre langues : anglais, français, espagnol et arabe. Entièrement gratuit, il s'adresse en priorité aux journalistes mais peut tout à fait convenir à n'importe quelle personne souhaitant en apprendre un peu plus sur le phénomène des deepfakes.

 

 

Présentation de cas concrets de deepfakes

Le contenu du cours est très pédagogique et présente de nombreux cas concrets de deepfakes. Il se compose de trois chapitres : la manipulation des médias, l'identification des deepfakes et la réaction appropriée. Point fort du programme : il propose des solutions aux journalistes pour vérifier une vidéo ou une photo qui lui semble étrange. Six techniques sont ainsi suggérées : la recherche inversée d'image, la géolocalisation, la vérification des métadonnées, les rapports corroborants, la conversation directe avec la source et la consultation d'expert.

 

Selon Axios, Facebook a dépensé une somme à "six chiffres" pour aider Reuters à financer ce cours dans le cadre de son programme "Facebook Journalism Project" lancé en 2017. Cet investissement devrait également permettre à Reuters de traduire le cours dans au moins 12 langues à l'avenir. En 2020, les deux acteurs ont prévu d'animer des tables rondes autour des deepfakes.

 

Facebook s'investit pleinement dans la lutte

Ce n'est pas la première fois que Facebook s'investit dans la lutte contre les deepfakes. Début septembre 2019, la firme s'est associée avec des géants technologiques et des universités prestigieuses pour lancer un challenge de détection de ces trucages avec à la clé un prix de 10 millions de dollars.

 

Le but de cette initiative est de générer un maximum de deepfakes pour entraîner les algorithmes de détection. En effet, il faut réussir à ce que les systèmes de protection automatisés soient capables de repérer, presque chirurgicalement, le moindre trait suspect sur un visage dans une vidéo ou une photo. 

Réagir

* Les commentaires postés sur L’Usine Digitale font l’objet d’une modération par l’équipe éditoriale.

 
media