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Square, un exemple d'introduction en Bourse low-cost qui pourrait se généraliser

Vu ailleurs Analyse Pour réussir ses premiers pas à Wall Street le 19 novembre, la fintech Square a revu nettement à la baisse son prix d'introduction. Selon le Wall Street Journal, cet évènement marque le début d'une nouvelle époque pour les licornes qui cherchent à lever des fonds. Les investisseurs privés vont leur tourner le dos et elles n'auront d'autres choix que de réaliser, tout comme Square, des entrées en Bourse low-cost.
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Square, un exemple d'introduction en Bourse low-cost qui pourrait se généraliser
Square, un exemple d'introduction en Bourse low-cost qui pourrait se généraliser

L'entrée en Bourse de Square signale le début d'une nouvelle période pour les licornes à la recherche d'argent frais, affirme dans un article d'analyse le Wall Street Journal. La fintech, co-fondée en 2009 par le créateur de Twitter Jack Dorsey, a fait ses premiers pas le 19 novembre à Wall Street. Les investisseurs se sont arrachés ses actions, dont la valeur avait grimpé de 45% à la clôture, à 13,07 dollars.

 

Mais pour que cette entrée en Bourse soit une réussite, Jack Dorsey a dû faire un gros sacrifice : il a fixé le prix de base de ses actions à 9 dollars, contre les 11 à 13 dollars initialement prévus. C'était le montant auquel les investisseurs privés avaient valorisé le groupe il y a… trois ans ! Square a levé sur les marchés 243 millions de dollars, soit 110 de moins que s'il avait réalisé son entrée en Bourse à 13,07 dollars, le cours de l'action à la fermeture.

 

Pression des investisseurs

Match, un groupe spécialisé dans les sites de rencontres, notamment propriétaire de Tinder, a fait le même choix. Il est entré en Bourse à un prix d'introduction de 12 dollars, au bas de la fourchette des estimations (entre 12 et 14 dollars). La valeur des titres a crû de 23% dans la journée.

 

Square et Match ont préféré rester prudentes, à cause de la pressions de leurs investisseurs privés. Ils ont droit à un certain nombre de parts lors de l'entrée en Bourse et ont donc tout intérêt à ce que la valeur des titres ne s'effondre pas.

 

Des valorisations stratosphériques

Ce type d'introductions "low-cost" pourrait se généraliser, estime le Wall Street Journal. Les investisseurs privés, qui étaient prêts à miser des millions dans des start-up valorisées plus d'un milliard de dollars, vont devenir beaucoup plus prudents. Ils ont de plus en plus peur que ces valorisations privées stratosphériques ne reflètent pas la valeur qu'auraient ces sociétés sur le marché public (et donc de perdre de l'argent le cas échéant).

 

Les titres de 15 jeunes pousses, qui ont réalisé leur entrée sur les marchés en 2014, s'échangent à des valeurs inférieures à celles de leur introduction, illustre le quotidien.

 

Face à ces investisseurs privés devenus frileux, les start-up n'auront d'autre choix que de lever des fonds en Bourse, quitte à ce que leur prix d'introduction soit bas, car les capital-risqueurs qui ont mis au pot précédemment poussent en ce sens, comme avec Square et Match.

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