Taiwan s’attaque à son tour aux pratiques concurrentielles de Qualcomm

Après la Chine, la Corée du Sud, le Japon, les Etats-Unis et l’Union européenne, c’est au tour de Taïwan de lancer une enquête contre Qualcomm. Taipei suspecte le géant américain des puces pour mobiles d’abus de position dominante dans les brevets dans les technologies 3G et 4G. Qui sera le prochain ?

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Taiwan s’attaque à son tour aux pratiques concurrentielles de Qualcomm

Les ennuis de Qualcomm avec les autorités de la concurrence se multiplient. Deux jours après avoir été notifié de deux communications de griefs de la part de la Commission européenne, le géant américain des puces pour mobile entre dans le collimateur de Taïwan.

Taipei vient de l’informer du lancement à son encontre d’une enquête préliminaire sur ses pratiques concurrentielles. Le gouvernement taïwanais soupçonne Qualcomm d’abus de position dominante dans l’attribution de licences de ses brevets sur les technologies cellulaires 3G et 4G.

La Chine a ouvert la boîte de Pandore

La Chine a ouvert la boîte de Pandore en infligeant au groupe américain, qui domine le marché des processeurs de bande base 3G et 4G à 66% dans le monde selon le cabinet Strategy Analytics, en février 2015, une amende de 975 millions de dollars et en l’obligeant à baisser d’un tiers ses redevances de brevets pour les constructeurs chinois de mobiles. Taiwan formule les mêmes reproches et espère obtenir les mêmes bénéfices pour ses propres constructeurs.

L’ile compte plusieurs constructeurs de mobiles comme Acer, Asus, BenQ ou HTC, ainsi que de nombreux sous-traitants en conception et fabrication qui travaillent pour la plupart des grandes marques internationales. Parmi ces sous-traitants figurent bien sûr le géant Foxconn, le fabricant attitré des iPhone et iPad d’Apple, mais aussi des noms moins connus comme Compal, Inventec ou Qisda.

Prochaine action de l'Inde?

En plus de Taiwan, Qualcomm fait face à des actions de la part des autorités de la concurrence de la Corée du Sud, du Japon, de l’Union européenne et même des Etats-Unis. Avec à chaque fois le risque de subir une amande et d’être contraint de revoir à la baisse ses tarifs. La liste de pays à le poursuivre risque de s’allonger. Qui sera le prochain ? Peut-être l’Inde.

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