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Tournant dans les relations Taïwan-Chine dans les semi-conducteurs

Taïwan pourrait lever bientôt les restrictions à l’encontre de la Chine dans les semi-conducteurs. De quoi favoriser les investissements chinois dans l’île et les fusions-acquisitions entre les entreprises des deux pays. Comme Tsinghua Unigroup et MediaTek.
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Tournant dans les relations Taïwan-Chine dans les semi-conducteurs
Tournant dans les relations Taïwan-Chine dans les semi-conducteurs
Un vent nouveau souffle sur les relations entre la Chine et Taïwan dans les semi-conducteurs. Sous la pression de ses industriels, Taipei réfléchit à la possibilité de lever les restrictions à l’encore du grand frère continental dans le secteur, selon le cabinet Digitimes. De quoi ouvrir la porte aux investissements chinois dans l’île et favoriser les fusions-acquisitions entre les entreprises des deux pays.
 
 
Transfert des technologies 20 et 16 nanomètres interdit
Taïwan considère les semi-conducteurs comme un secteur à la fois stratégique et sensible. Selon IC Insights, il dispose de cinq acteurs dans le Top 50 mondial, dont deux leaders mondiaux des services de fonderie, c’est-à-dire la fabrication de puces électroniques en sous-traitance : TSMC (25 milliards de dollars de chiffre d’affaires en 2014) et UMC (4,3 milliards de dollars). Le pays se targue d’abriter aussi un acteur majeur des puces pour mobiles, MediaTek (7 milliards de dollars), numéro deux mondial avec, selon Strategy Analytics, 15% du marché, derrière l’américain Qualcomm (65%).
 
Taipei impose aujourd’hui deux restrictions à l’encontre de Pékin. La première limite les transferts de technologies. Ainsi, TSMC est autorisé à mettre en production dans son usine chinoise des circuits avec des gravures descendant à 28 nanomètres. Mais pas les deux dernières générations en 20 et 16 nanomètres. La restriction sur la technologie de 20 nanomètre devrait bientôt tomber. La seconde restriction interdit les investissements chinois dans des sociétés taïwanaises "fabless", qui s’appuient sur des fondeurs pour la fabrication de leurs puces.
 
 
Une brèche ouverte
L’entrée de Tsinghua Unigroup, une société chinoise contrôlée par l’Etat, dans le capital du taïwanais Powertech Technology à hauteur de 25% ouvre une première brèche. Powertech Technology offre des services de test et conditionnement de puces sur un modèle de sous-traitance. Même si cette société n’est pas impliquée dans la création de circuits, son ouverture au capital chinois marque un tournant.
 
Dans le contexte actuel de consolidation sans précédent dans le secteur, les industriels taïwanais craignent de se retrouver marginalisés. Ils ont besoin de grandir vite en procédant à des fusions-acquisitions avec leurs équivalents en Chine. Ainsi, Tsinghua Unigroup propose de fusionner ses deux sociétés Spreadtrum et RDA Microelectronics avec MediaTek pour créer un acteur capable de mieux rivaliser avec Qualcomm sur les marchés des mobiles et de l’Internet des objets, rapporte Digitimes.
 
Bouchées doubles de la Chine
Cette ouverture arrive à un moment propice. La Chine est en train de mettre les bouchées doubles pour réduire sa dépendance dans les semi-conducteurs. Comme en témoignent les acquisitions de ISSI, Bridgelux, OmniVision ou Philips Lumileds. Une manne que Taïwan regarde avec appétit.

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