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[Viva Tech] La réalité virtuelle au service du leadership émotionnel et de la formation managériale : le pari RH de KPMG

A l’occasion de Viva Tech 2018, KPMG a présenté MAZE, un parcours expérientiel et immersif en réalité virtuelle. L’expérience met en relief l’impact des émotions dans les prises de décision au travail. Signée Carewan by KPMG et Echappées Belles, la solution est notamment utilisée dans le cadre de la formation managériale et de conduite de projet. Explications.

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La réalité virtuelle au service du leadership émotionnel et de la formation managériale : le pari RH de KPMG
MAZE, un parcours expérientiel et immersif en réalité virtuelle © Carewan by KPMG

C’est une application nouvelle de la réalité virtuelle que KPMG a présentée sur son stand lors de Viva Technology 2018, via sa filiale Carewan et en partenariat avec le cabinet Echappées Belles. Son nom : Maze. "Nous proposons un parcours en immersion dans un labyrinthe avec une mission : tuer le minotaure", explique Christian Darvogne, associé KPMG, et fondateur de Carewan, entreprise récemment rachetée par KPMG.

Une expérience immersive en réalité virtuelle
Sur le papier, cela ressemble plus à un jeu vidéo en réalité virtuelle. A une différence : les réactions des utilisateurs sont analysées. L’objectif est d’évaluer l’impact des émotions sur la prise de décision dans le cadre du milieu professionnel. Et d’interpréter, sans jugement, les réactions du "joueur", dépourvu des sens olfactif, tactile, gustatif et auditif. Intrigués, nous avons testé la solution.  


Equipé d’un casque de réalité virtuelle et d’une manette, l’utilisateur est effectivement plongé dans un labyrinthe, une arbalète à la main. Devant jongler entre un sol incertain, des squelettes lanceurs de feu, des flammes et des morts vivants, il doit avancer jusqu’à rencontrer le minotaure… pour le détruire. Il peut tirer dès qu’il le souhaite tout au long du parcours, ses flèches de feu étant illimitées. A tout moment, il peut également faire demi-tour. A l’issue, du parcours, l’expérience se poursuit par un entretien avec un coach d’Echappées Belles.

Comment les réactions émotionnelles guident nos décisions



Quelles sensations avez-vous ressenties au début de l‘immersion ? Avez-vous eu besoin de vous appuyer à un mûr pour vous rassurer ? Avez-vous tiré sur tout ce qui bouge ? Comment avez-vous vécu le passage sur les planches suspendues dans le vide ? Et dans l’ascenseur ? Face au minotaure, quelle a été votre réaction ? Avez-vous eu envie de faire demi-tour ? De retirer votre casque et d’abandonner ? D’explorer davantage ? Stress, excitation, peur… Que ressentez-vous à l’issue du parcours ? Autant de questions posées par la coach durant tout l’entretien.

Cette deuxième étape dans le cadre d’un échange bien viellant, sans jugement et… apaisé (si l’on fait abstraction du brouhaha du salon). Avant toutes ces questions, notre coach, Dominique Schmidt, propose en effet quelques secondes de respiration profonde, par le ventre, afin de nous "reconnecter" avevc nous-mêmes. Une fois la séance question réponse terminée, elle nous explique nos réactions et détermine ainsi notre type de personnalité : "Achiever", "Killer", "Explorer" ou "Socializer" (cf. Infographie ci-dessus). "Par le jeu, nous pouvons ainsi illustrer dans quel état émotionnel se trouve une équipe, la posture des dirigeants dans une situation, et savoir repérer l’état émotionnel de chacun pour afin d’adapter la bonne réaction", explique Dominique Schmidt. L’idée : ne pas occulter la dimension émotionnelle dans la prise de décision ou la conduite de projet.
 

Trois cas d’usage
L’expérience vise trois principaux cas d’usage, selon Christian Darvogne : l’intégration dans un parcours de formation des leaders et managers pour les confronter à l’importance de l’intelligence émotionnelle, en remplacement des tests écrits d’introspection ; la conduite de projet pour repérer les situations de tension, ou autres émotions, pour les anticiper dans une situation similaire future ; et l’usine du futur : "L’information est uniquement donnée par le casque et la vue. On est privé des 4 autres sens. Le faut des d’être uniquement dans une relation avec l’image peut être un risque. Cela nous permet de savoir où il est nécessaire d’enrichir l’information", explique-t-il.

La solution a notamment été testée auprès de managers de Bouygues Telecom et de la SNCF. Avec des retours plutôt positifs. Il est vrai que l’expérience est assez bluffante. Seul regret ? Le debrief pourrait être couplé à une vidéo de l’expérience pour compléter l’analyse.
 

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