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Android Pay, le père de l'iPhone fils de migrant, les chasseurs de licornes... une semaine dans la Silicon Valley

Quelles actualités ont fait vibrer la Silicon Valley cette semaine ? Nora Poggi, correspondante de L'Usine Digitale à San Francisco, revient sur ce qui a agité la capitale mondiale du numérique ces derniers jours. Google lance sa réponse à Apple Pay, la Silicon Valley participe à sa manière au débat sur les réfugiés syriens, les accélérateurs ne veulent pas manquer la prochaine licorne du numérique et deux nouveaux films sur le fondateur d'Apple créent le buzz.
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Android Pay, le père de l'iPhone fils de migrant, les chasseurs de licornes... une semaine dans la Silicon Valley
Android Pay, le père de l'iPhone fils de migrant, les chasseurs de licornes... une semaine dans la Silicon Valley © Google

Google lance son offensive dans le paiement avec Android Pay

 

Apple Pay n'a qu'à bien se tenir : ce jeudi 10 septembre, Google a annoncé le lancement de son service de paiement mobile, Android Pay. Il est compatible avec de nombreux smartphones Android récents et permettra aux consommateurs de faire des achats dans plus d'un million de points de vente à travers les États-Unis. Contrairement à Apple Pay, il n'y a pas besoin d'un scanner d'empreintes digitales pour terminer un achat. "Android Pay fonctionne avec tous les appareils Android NFC (disposant au moins de la version 4.4), sur n'importe quel réseau mobile, à chaque point de paiement sans contact aux Etats-Unis. Android Pay fonctionne avec les cartes de crédit et de débit issues des quatre réseaux de paiement majeurs : American Express, Discover, MasterCard et Visa", explique l'entreprise dans un message de blog. Les utilisateurs de Google Wallet auront accès à l'application depuis leur portefeuille digital. Une offensive en ligne avec la stratégie de Google, bien déterminé à ne pas se laisser distancer sur le terrain du e-commerce.

 

Quand la Silicon Valley participe au débat sur les réfugiés syriens

 

La communauté de l'industrie high-tech s'est mobilisée à sa manière après la publication de l'image du petit Aylan Kurdi, mort noyé, soulignant que l'inventeur de l'iPhone est justement... un enfant de migrants syriens. David Galbraith, un entrepreneur basé en Suisse, co-fondateur de l'entreprise où Yelp et à l'origine de la technologie RSS, a tweeté une photo en noir et blanc de Steve Jobs avec les mots : "Un enfant de migrants syriens." Le père biologique du fondateur d'Apple a quitté la Syrie pour les États-Unis dans les années 1950. Les grands noms du secteur technologique se sont rapidement donné le mot et le tweet a désormais été partagé près de 14 000 fois. Il a toutefois été critiqué pour son usage du mot "migrant" au lieu de réfugié. 

 

 

 

 

500 Startups poursuit son expansion en-dehors de la Silicon Valley

 

Les investisseurs en parlent tous à demi-mot : il faut aller chercher le talent et l'innovation en dehors de la Silicon Valley. Aucun d'entre eux ne veut rater la prochaine licorne qui pourrait provenir d'un pays émergent ou bien d'Europe. L'accélérateur 500 Startups mise tout sur cette stratégie globale et a annoncé cette semaine le recrutement de six nouveaux partenaires, en Israël, Europe de l'Est, Allemagne, Turquie, Angleterre et Japon. 500 Startups lance aussi un "micro" fonds d'investissement de 30 millions de dollars au Japon, poursuivant son expansion en Asie après la Malaisie et la Thaïlande et en attendant le Vietnam. La compétition dans la Silicon Valley est rude : l'accélérateur Y Combinator continue de dominer l'écosystème, mais 500 Startups défend une vision globale de l'investissement depuis plusieurs années, et entend bien "découvrir chaque licorne qui existe sur terre", selon son fondateur Dave McClure.

 

Steve Jobs sur tous les écrans

 

Le documentaire "Steve Jobs : l'homme dans la machine" a démarré sur les chapeaux des roues sur iTunes, malgré les critiques d'Eddy Cue qui avait tourné en dérision le film sur Twitter, le qualifiant de "portrait inexact et mesquin de mon ami."  En revanche, le co-fondateur d'Apple, Steve Wozniak, qui n'a pas encore vu le documentaire, a admis sur CNNMoney qu'il a "entendu [l'avis de] plusieurs personnes qui l'ont vu, et ils ont tous dit que [le film] correspond à leurs relations avec Jobs."  Un autre portrait du fondateur d'Apple, qui sort le 9 octobre aux Etats-Unis, a créé le buzz lors de sa sortie en festival. Conçu par le scénariste de "The Social Network" et le réalisateur Danny Boyle, le film a reçu la bénédiction de Steve Wozniak qui s'enthousiasmait sur CNN : "C'est un examen brillant qui ne ressemble à aucun autre film sur Jobs. La qualité de la production est égale à la qualité que Jobs lui-même recherchait dans un produit." 

 

 

Nora Poggi, à San Francisco

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