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En quête de rentabilité, Lime licencie 14% de ses salariés et quitte 12 villes

Vu ailleurs Lime suit le chemin de ses semblables comme Bird ou Lyft. La start-up de trottinettes électriques licencie 14% de ses salariés et se retire de 12 villes dans le monde. En quête de rentabilité, la jeune pousse espère diminuer les coûts d'entretien et allonger l'espérance de vie de ses trottinettes.  
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En quête de rentabilité, Lime licencie 14% de ses salariés et quitte 12 villes
En quête de rentabilité, Lime licencie 14% de ses salariés et quitte 12 villes © Lime

Lime veut assurer sa santé financière. Pour ce faire, la start-up de trottinettes électriques licencie 14% de ses salariés (environ 100 personnes) et se retire de plusieurs villes, d'après un article d'Axios publié le 9 janvier 2020. En tout, 12 villes sont concernées : quatre aux Etats-Unis (Atlanta, Phoenix, San Diego, San Antonio), sept en Amérique Latine (Bogota, Buenos Aires, Montevideo, Lima, Puerto Vallarta, Rio de Janeiro et Sao Paulo) et une en Europe (Linz).

 

Lime aurait perdu plus de 300 millions de dollars (270 millions d'euros) en 2019, selon The Information. Mais la jeune pousse basée à San Francisco n'est pas inquiète. "Nous avons vraiment confiance qu'en 2020, Lime sera la première entreprise de mobilité du futur à être rentable", a assuré Joe Krauss, président de Lime. Pour y parvenir, il compte diminuer les coûts d'entretien de son parc de trottinettes électriques et allonger leur espérance de vie.

 

Travailler sur la durée de vie des équipements

En effet, aux Etats-Unis, l'usage des trottinettes partagées est bien en-dessous du seuil de rentabilité pour les opérateurs. Selon une étude de McKinsey, le seuil de rentabilité est de 114 jours d'utilisation au rythme de cinq trajets par jour. Or, aujourd'hui, la durée de vie d'une trottinette partagée est de 28 jours. Le cabinet se base sur les données publiques de la ville de Louisville dans le Kentucky pour arriver à cette conclusion. Pour parer à cette problématique, en 2019, Lime a déployé la troisième génération de son produit, un modèle beaucoup plus résistant. 

 

Lime n'est pas le premier acteur de la micromobilité à devoir sabrer dans ses effectifs. Ces derniers mois, Skip, Scoot et Lyft ont pris le même chemin. La raison est simple : avec la multiplication des offres, le marché se retrouve saturé et n'est pas encore mature. Pour assurer leur survie, les start-up n'auront d'autres choix que de régler certains problèmes de fond comme l'aspect sécuritaire, réglementaire et la robustesse de leurs produits… qu'elles ont souvent relégué au second plan.

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