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French Tech Bordeaux : quel bilan après deux ans ?

En 2014, la ville de Bordeaux décrochait le précieux label French Tech. Aujourd'hui, c'est un écosystème, qui pèse plus de 25 000 emplois sur la métropole, reconnu en particulier dans l'e-santé, l'e-commerce et les transports intelligents. Mais, il lui reste encore des étapes à franchir pour être mieux identifié à l'international
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French Tech Bordeaux : quel bilan après deux ans ?
French Tech Bordeaux : quel bilan après deux ans ? © French Tech Bordeaux

Le 7 décembre 2016 au soir, ils étaient plus de 1 000 dans les locaux de la CCI à Bordeaux à venir célébrer les deux ans de l'obtention du label French Tech par Bordeaux. Les discours des politiques, Mathieu Hazouard, conseiller régional en charge du numérique, et Viriginie Calmels, adjointe à l'économie à la mairie de Bordeaux, ont  souligné la "dynamique" de cet écosystème. Une dynamique, confirmée par les chiffres. 7 800 emplois ont été créés sur le territoire dans les douze derniers mois, contre 2 300 sur l’année précédente. Autre signe de cette "accélération", en 2016, les entreprises bordelaises du secteur ont levé 30 millions d’euros, soit 65 % de plus qu'en 2015.


Les points forts de l’écosystème numérique bordelais ont été reconnus au plus haut niveau : par le ministère de l’Économie, qui a sélectionné trois de ses domaines d’activité - l’e-santé, les transports connectés et le e-commerce - dans son appel à projets national pour des "réseaux thématiques d’excellence". "Nous sommes passés de la communication à des actes concrets", lance, plein d’assurance, Xavier Lainé, le directeur général de l’association Bordeaux French Tech, qui organise plus d’une centaine d’événements par an pour fédérer et dynamiser l’écosystème.

 

Le commerce connecté, par exemple, représente actuellement plus de 2 000 emplois dans la métropole bordelaise. Bordeaux peut se targuer d'avoir sur son territoire, Cdiscount, leader français du e-commerce. Mais, peu d'autres champions de ce niveau ont émergé, même s'il y a de belles réussites, à l'image d'AT Internet, leader européen de l'analyse d'audiences sur la toile, ou encore Concoursmania, premier en Europe sur la gamification.

 

Connecter grands groupes et start-up

Peu d'entreprises bordelaises ont encore ce rayonnement international, qui est indispensable pour durer. La marche est encore bien trop haute pour espérer rivaliser avec la Silicon Valley ou des start-up asiatiques. Sauf sur des marchés de niche.

 

Pour aider les jeunes pousses à franchir un palier, a été organisé "French Tech connect" ce mercredi 7 décembre 2016, dans les locaux de la Chambre de commerce et d’industrie, à Bordeaux. L'événement visait à rapprocher de grands groupes, qui ont des besoins en innovation numérique, des start-up porteuses de solutions. Avec à la clé, des rendez-vous business en face-à-face. Les donneurs d’ordre étaient là : Orange, SNCF, Engie, La Poste… Au total, 300 représentants de sociétés ont répondu à l’appel.

 

Dans le même temps, French Tech accélère ses missions à l’international. Six délégations et une trentaine d’entreprises sont parties à l’étranger, Hong-Kong, Namur, Shenzhen, Abidjan, Montréal… cette année. Alain Juppé, le président de Bordeaux métropole, a fixé un cap ambitieux : créer 25 000 emplois grâce au numérique dans la métropole bordelaise à l’horizon 2030. Reste à savoir si cet objectif pourra être tenu.

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