Actualité web & High tech sur Usine Digitale

Recevez chaque jour toute l'actualité du numérique

x

Heetch lève 10 millions d'euros et rêve d'un destin à la Lyft

Levée de fonds La start-up française Heetch rebondit après sa condamnation et annonce une nouvelle levée de fonds de 10 millions d'euros pour financer son développement.

mis à jour le 27 septembre 2017 à 15H19
Twitter Facebook Linkedin Flipboard Email
×

Heetch lève 10 millions d'euros et rêve d'un destin à la Lyft
L'équipe de Heetch va s'agrandir avec une vingtaine d'embauches. © Heetch

Touchée mais pas coulée. La start-up française Heetch, condamnée en mars à une lourde amende de 600 000 euros notamment pour "complicité d’exercice illégal de la profession de taxi", rebondit. Après avoir reconstruit une nouvelle offre commerciale (un service de VTC et du covoiturage courte distance), elle franchit une nouvelle étape avec le bouclage d'un troisième tour de financement.

 

london calling

Les fonds d’investissement Félix Capital (Royaume-Uni), Via ID et Alven (France) injectent au total 10 millions d'euros dans la start-up créée à Paris en 2013. Cette somme ne servira pas qu'à payer des amendes : la start-up veut repartir en conquête avec des embauches (pour atteindre une centaine de salariés fin 2018, contre 65 aujourd'hui) et le lancement dans de nouvelles villes. Londres (où Uber est en passe d'être interdit) est sa cible numéro 1. La start-up souhaite s'y lancer dans les prochains mois (début 2018 au plus tard) avec des chauffeurs sous licence pour les nuits de fin de semaine.

 

objectif : 300 000 trajets par semaine fin 2019

Avec sa nouvelle offre, Heetch tente de rattraper le temps perdu. "Nous avons connu deux semaines de suspension en mars, un laps de temps suffisant pour perdre des clients", rappelle le co-fondateur Teddy Pellerin. "Nous sommes repartis de zéro, ou presque". Le service est encore loin de sa grande époque (et ses 400 000 trajets hebdomadaires) et revendique aujourd'hui 70 000 trajets par semaine. Le dirigeant souhaite passer la barre des 300 000 passagers hebdomadaires d'ici fin 2019, dont la moitié en France. Heetch opère aujourd'hui à Paris, Lille, Lyon, Bordeaux, Marseille et Nice, ainsi qu'en Suède, en Italie et en Belgique (où il bataille avec les autorités régionales, même s'il dispose d'un agrément fédéral).

 

"casser les codes" des VTC et faire évoluer les règles de la mobilité

L'entreprise a pour ambition de "casser les codes" des VTC avec une philosophie beaucoup plus décontractée que ses concurrents (une  approche plus "humaine", selon ses dirigeants, qui citent l'américain Lyft comme leur référence). Chez Heetch, on s'asseoit à l'avant, on se tutoie et il est de bon ton de bavarder, voire de partager sa musique. "On veut faire une offre unique plutôt qu'une offre unifrme comme nos concurrents", sourit Teddy Pellerin.

 

La jeune pousse ne donne pas de résultats chiffrés pour son offre de covoiturage légale "La Base" mais on se doute qu'elle est loin des performances de son ancienne offre : la start-up reconnaît que la formule ne permet pas de répondre à des pics de demande, en fin de soirée par exemple. La start-up continue à plaider pour une évolution du cadre réglementaire de la "mobilité partagée". Teddy Pellerin a d'ailleurs directement interpellé les autorités lors du lancement des Assises de la mobilité. Son appel n'a pour l'instant pas été entendu - mais le fondateur dit "garder espoir".

Réagir

* Les commentaires postés sur L’Usine Digitale font l’objet d’une modération par l’équipe éditoriale.

 
media
Suivez-nous Suivre l'Usine Digitale sur twitter Suivre l'Usine Digitale sur facebook Suivre l'Usine Digitale sur Linked In RSS Usine Digitale