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[MWC 2017] Social commerce, IoT, économie collaborative : les trois chantiers innovation d'Ingenico

Ingenico, le spécialiste français du paiement, profite du Mobile Word Congress 2017 de Barcelone pour présenter ses dernières innovations. Les différentes initiatives s'articulent autour de trois grandes thématiques : les chatbots, les objets connectés et l'économie du partage. 
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Social commerce, IoT, économie collaborative : les trois chantiers innovation d'Ingenico
Stand Ingenico au MWC 2017 de Barcelone © Michel Léger, Ingenico/Twitter

Des chatbots avec paiement intégré pour favoriser le taux de conversion

"Nous sommes partis du constat que le premier contact avec un client potentiel se fait de plus en plus depuis un média social", expose Michel Léger, à la tête de la direction innovation d'Ingenico. "Or, la principale problématique dans le commerce en ligne, c'est le taux de conversion", poursuit-il. Pour répondre à cet écueil, Ingenico propose donc une solution aux e-commerçants afin que la totalité du parcours client s'effectue depuis une messagerie.

 

Après une visite chez Sephora, par exemple, un client recevra un SMS promotionnel. Selon ses habitudes, il sera automatiquement renvoyé vers son application de prédilection (Facebook Messenger ou WhatsApp, par exemple). Ensuite un chatbot, développé en partenariat avec la start-up JoinedApp, lui posera différentes questions pour lui proposer le meilleur produit. "Pour l'instant, ce chatbot repose simplement sur un arbre décisionnel", précise Michel Léger. L'objectif est de paramétrer le plus finement cet arbre de décision pour que le parcours d'achat soit le plus simple, pertinent et rapide possible jusqu'à la transaction. A la fin de la discussion, une couche de paiement vient s'ajouter dans l'application pour que le client puisse finaliser l'achat.

 

Une innovation portée sur les usages

Créée il y a deux ans, la direction innovation d'Ingenico compte 22 collaborateurs dédiés. Elle comprend différents profils (marketing, chercheurs) et oriente ses efforts vers l'innovation dans les usages. 

 

Les informations renseignées permettent d'enrichir le CRM de l'e-commerçant et Ingenico cherche à améliorer le chatbot en introduisant de l'intelligence artificielle. Plusieurs e-commerçants européens se sont montrés intéressés par la solution (compatible avec huit applications de messagerie) et les premiers déploiements sont attendus pour les mois à venir.

 

Le véhicule comme terminal de paiement

L'intérêt d'Ingenico pour les objets connectés n'est pas un secret. Le groupe français a déjà investi dans la start-up Think & Go, qui commercialise des écrans connectés. Mais le spécialiste du paiement veut aller plus loin. "Les objets connectés, c'est aussi la voiture", explique Michel Léger. Alors que les dernières initiatives concernent essentiellement la partie "émission" (où le véhicule remplace la carte bancaire), Ingenico, lui, entend se positionner sur la partie "acceptation". "Nous voulons faire en sorte que des objets puissent accepter des paiements réalisés par des utilisateurs différents", détaille le directeur innovation.

 

Par exemple, à l'arrivée d'un drive, un ami du conducteur pourrait payer directement avec sa carte bancaire dans la voiture. Pour développer ce type d'usage, Ingenico est entré en discussions avec plusieurs acteurs de l'écosystème : constructeurs, équipementiers et spécialistes de l'infotainment. L'idée, à terme, serait de pouvoir équiper les véhicules d'un petit terminal embarquant la technologie NFC en y ajoutant une couche logicielle.

 

Surfer sur l'économie du partage

Ce type de technologie doit soutenir l'essor de l'économie du partage, la troisième piste qu'étudie de près la direction innovation d'Ingenico. "Les objets sont de plus en plus partagés, on ne cherche plus à en avoir la propriété", indique Michel Léger. Transformer les véhicules en terminaux de paiements pourrait alors, par exemple, faciliter les services de covoiturage. "Un utilisateur de Blablacar n'aurait plus besoin de passer par la plate-forme web pour régler le conducteur. Il pourrait directement le payer à l'intérieur du véhicule", imagine le patron de l'innovation. "De nouveaux business-models doivent être imaginés", conclut-il.

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