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[MWC 2018] Nos impressions sur le Vive Focus, le casque VR tout-en-un de HTC

HTC présente enfin officiellement son casque Vive Focus en Occident. Un prélude à une potentielle commercialisation hors de Chine ? Possible... En attendant, L'Usine Digitale a pris l'appareil en main et vous livre ses impressions.

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Nos impressions sur le Vive Focus, le casque VR tout-en-un de HTC
[MWC 2018] Nos impressions sur le Vive Focus, le casque VR tout-en-un de HTC © Jérôme Leleu

HTC met l’accent sur la réalité virtuelle au Mobile World Congress 2018, comme l’année précédente. Un produit se démarque du lot sur le stand de l’entreprise : le Vive Focus. Uniquement commercialisé en Chine pour le moment (où son lancement a eu lieu le mois dernier), c’est la première fois que ce casque tout-en-un est officiellement présenté en Occident. Une présence qui n’est pas anodine, d’après ce que plusieurs porte-paroles nous ont laissé entendre. Si rien n’est encore officiel, HTC planche clairement sur une sortie à l’international. L’Usine Digitale avait pu brièvement essayer le Vive Focus en janvier, lors d’un entretien privé au CES, mais nous avons pu cette fois le prendre en main plus longuement.

 

Un suivi Des déplacements dans l'espace... mais pas trop

Pour rappel, le casque dispose d’un écran AMOLED d’une résolution de 2880 x 1600 pixels (1440 x 1600 par œil) cadencé à 75 Hz. Il s’agit du même écran que celui du Vive Pro (qui n’est pas encore commercialisé) et du Samsung HMD Odyssey (uniquement disponible aux Etats-Unis). Côté son, le Vive Focus est équipé d’enceintes directionnelles intégrées au casque. Elles simplifient son utilisation et fournissent un son tout à fait correct même dans un environnement relativement bruyant comme celui du MWC (même si on entend malgré tout l'environnement ambiant). La puissance de calcul est fournie par un processeur Snapdragon 835 de Qualcomm. Mais ce qui fait la force du Vive Focus, c’est qu’il fonctionne sans smartphone ni PC et permet de légèrement se déplacer dans l’espace. On ne peut pas vraiment parler de room-scale, mais les capteurs intégrés au casque font qu’il est possible de librement se pencher ou se baisser, et de faire environ deux pas dans chaque direction.

 

En revanche, le contrôleur n’est équipé que d’un gyroscope et ses mouvements ne sont pas suivis dans l’espace. Il est en gros équivalent au contrôleur Daydream de Google, ou à celui du Samsung Gear VR. HTC pallie ce problème en partie avec un système de déplacement sur six axes "simulé". Dans les faits, il est donc possible de le déplacer dans l’espace, même s’il faut composer avec une latence très nette (que j’estime d’environ une seconde, mais sans l’avoir mesurée précisément) et un manque indéniable de précision. Ce mode n’est par ailleurs disponible que sur certaines applications.

 

Des applications de lancement convaincantes, mais qu'il va falloir étoffer

L’interface par défaut lorsqu’on enfile le casque est une version dédiée de la boutique Viveport. Elle dispose pour le moment d’une quarantaine d’applications, un nombre qui devrait monter à 60 ou 70 d’ici fin mars. Il s’agit principalement de jeux pour le moment, mais à terme HTC vise aussi clairement le marché B2B, comme nous l’avait confié en janvier Alvin Wang Graylin, qui dirige les activités de HTC en Chine.

 

L’application que nous avons testée la plus en profondeur, Mercenaries, fait bon usage des capacités du Vive Focus : le joueur doit se déplacer (ou s’abriter derrière des éléments du décor) pour éviter les balles des ennemis qui le canardent tout en ripostant avec son propre pistolet (ou fusil s’il récupère une arme bonus). Le déplacement simulé du contrôleur est appréciable et renforce l'immersion, malgré son imprécision (il requiert de fréquents recalibrage par pression longue d'un bouton). Son absence se fait sentir lorsqu'on passe à d'autres applications n'en faisant pas usage. La qualité visuelle est évidemment bien en-dessous de celle d’un jeu PC, mais elle nous a semblé plus que correcte. Les pixels sont visibles si on les cherche, mais ils se font complètement oublier dans le feu de l'action.

 

Même chose pour une autre application que nous avons essayer : VR Kart, une copie éhontée de Mario Kart qui est à la fois fun et très confortable malgré l'impression de vitesse... mais qui ne profite pas du tracking du Vive Focus (ni de celui du contrôleur), le joueur restant statique dans son kart. La dernière expérience disponible était une vidéo à 360° stéréoscopique "8K". Sa qualité était plutôt bonne, mais sans non plus révolutionner la consommation de ce type de contenus. On est encore loin de la qualité perçue d'une résolution 1080p sur écran 32 pouces.

 

Un prix premium

Le principal frein au succès du Vive Focus, s’il est un jour commercialisé hors de Chine, pourrait être son prix. Il est équivalent à plus de 500 euros, soit un coût relativement élevé pour un produit qui, bien qu’il domine actuellement sa catégorie, n’est pas exempt de compromis. En Europe, il aurait à faire face au Lenovo Mirage, doté de capacités similaires et dont le prix sera plus proche de 400 euros, et à l’Oculus Go, qui ne permet pas de bouger dans l’espace mais coûtera aux alentours de 200 euros.

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