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Stanley Robotics déploie son robot-voiturier Stan à grande échelle sur un parking de l'aéroport de Lyon

Vidéo Stanley Robotics déploie à grande échelle son robot-voiturier autonome Stan, qui se saisit des véhicules et les gare lui-même, sur un parking de l'aéroport de Lyon-Saint Exupéry. La start-up parisienne promet une optimisation de l'utilisation des parkings et une augmentation de 50% de la capacité de stockage grâce à cette solution.

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Stanley Robotics déploie son robot-voiturier Stan à grande échelle sur un parking de l'aéroport de Lyon
Stan, le robot-voiturier de Stanley Robotics à l'aéroport de Lyon-Saint Exupéry. © Stanley Robotics

Stanley Robotics a annoncé jeudi 14 mars 2019 déployer sa solution de robots-voituriers à grande échelle sur un parking de l'aéroport de Lyon-Saint Exupéry. En test depuis janvier 2018, la solution a déjà été utilisée par 1600 clients, dont 900 depuis le début de l'année 2019.

 

Une gestion automatisée des parkings

Le principe est simple. Il suffit de réserver en ligne une place de parking et d'aller le jour J au parking P5+ de l'aéroport de Lyon-Saint Exupéry. Une douzaine de boxes ont été installés par la start-up afin que le client y gare sa voiture et récupère ses affaires avant de se diriger vers les bornes pour scanner sa réservation. Une fois qu'il s'est assuré avoir bien fermé son véhicule, mis le frein à main et récupéré ses affaires, il valide le dépôt de son véhicule. La porte du box se ferme et le robot-voiturier Stan peut entrer en action.

 

"La porte s'ouvre de l'autre côté du box et un robot Stan arrive, se glisse sous la voiture et l'attrape par les pneus avec ses petits bras qui la soulèvent pour aller la garer", détaille à L'Usine Digitale Aurélien Cord, fondateur et CTO de Stanley Robotics. L'utilisateur doit aussi indiquer quand il revient et son numéro de vol retour. "Le service est connecté au système d'information vol de l'aéroport, précise Aurélien Cord. Quand l'avion atterrit, une alerte est envoyée et la restitution du véhicule est déclenchée." L'utilisateur retrouve alors sa voiture, prête à partir dans l'un des boxes.

 

 

 

Stan est bardé de nombreux capteurs

Au-delà des boxes, aucune infrastructure n'a besoin d'être installée sur le parking. "Le robot-voiturier Stan est autonome et dispose de ses propres capteurs pour se repérer et avancer", affirme le CTO de Stanley Robotics. GPS centimétrique, Lidar et différents capteurs équipent le robot-voiturier. Stan a seulement besoin de pouvoir communiquer avec un système débarqué qui optimise la gestion du parking et lui indique où stationner les véhicules.

 

 

Stanley Robotics a installé 12 boxes et 4 robots-voituriers pour gérer 500 places de parkings. "En moyenne le service de voiturier s'occupe de 100 entrées et sorties par jour mais il est dimensionné pour pouvoir tenir le double", assure Aurélien Cord. La start-up parisienne ambitionne de gérer 2000 places sur ce parking P5 d'ici à la fin de l'année et 6600 à terme, sur les 8 500 places disponibles sur le parking.

 

Augmentation de la capacité de stockage de 50%

Stanley Robotics promet "une augmentation de la capacité de stockage de 50%", selon Aurélien Cord. "Le parking est en quelque sorte numérisé. Les voitures sont stockées différemment que dans un parking normal, elles sont garées en files", explique-t-il. Aujourd'hui, Stanley Robotics stocke les véhicules sur quatre files mais l'idée est d'aller jusqu'à 10 ou 15 files.

 

Ce contrat avec Vinci Airports et ce premier déploiement à grande échelle va permettre à la start-up parisienne de valider la version finale de son produit afin de proposer un déploiement rapide dans d'autres aéroports. Des développements nécessaires pour Stanley Robotics qui a déjà réalisé un test de 6 mois non renouvelé dans un parking couvert de l'aéroport de Roissy Charles-de-Gaulle


Si cette solution est économiquement viable, Vinci Airports pourrait décider de la déployer dans certains de ses 46 aéroports répartis dans 12 pays. Stanley Robotics, qui souhaite s'imposer sur ce marché des aéroports, lorgne aussi du côté de la gestion des parcs automobiles en sortie d'usine et éventuellement des parcs relais en sortie de ville.
 

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