Altice se penche de nouveau sur le dossier Bouygues Telecom

Selon l'agence Bloomberg, Altice (maison mère de SFR-Numericable) examine de nouveau la possibilité d'un rachat de Bouygues Telecom.

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Altice se penche de nouveau sur le dossier Bouygues Telecom

Bouygues Telecom intéresse toujours ses concurrents. Free avait entamé des pourparlers avec sa maison mère en 2014, mais les discussions avaient achoppé sur le prix de vente (Martin Bouygues réclamant au moins 8 milliards d'euros pour sa filiale télécoms). Selon Bloomberg, Altice (propriétaire depuis quelques semaines de SFR) examinerait lui aussi la possibilité d'un rapprochement. Le groupe dirigé par Patrick Drahi étudierait "les obstacles financiers et réglementaires" à une telle opération. Des conseillers des deux sociétés auraient entamé des discussions informelles, explique l'agence de presse, mais Bouygues affirme ce lundi qu'aucune négociation n'est en cours.

Altice semble persuadé que les autorités françaises n'empêcheraient pas un rapprochement des numéros 2 et 3 du secteur… à condition que le deal n'entraîne pas de suppressions massives de postes.

Equation à plusieurs inconnues

Restent de nombreuses inconnues. Altice pourra-t-elle absorber un troisième deal de plusieurs milliards d'euros en moins d'un , après le rachat de SFR et de Portugal Telecom ? Free validera-t-il cet accord en acceptant de reprendre une partie du réseau de ses concurrents, et à quelles conditions ? Et Martin Bouygues voudra-t-il vendre sa filiale qu'il tente de relancer à coups d'offres low-cost ?

La rumeur d'un rapprochement SFR-Bouygues n'est en tout cas pas nouvelle. Elle fait d'ailleurs sens, les deux groupes ayant déjà signé un accord de mutualisation de leurs réseaux mobiles.

En novembre dernier, par le biais d'une petite phrase lors d'une conférence pour analystes, le directeur général d'Altice Dexter Goei avait déclaré son intérêt pour Bouygues Télécom. "Nous nous considérons comme les acheteurs naturels (de Bouygues Telecom). Nous avons une importante base de revenus donc il y aurait un important potentiel de synergies", avait-il lâché lors de la conférence Morgan Stanley sur les télécoms, les médias et la technologie à Barcelone. "Si vendredi, nous recevons un coup de téléphone de Bouygues, alors pourquoi pas ? Nous aurons cette discussion. Je serais surpris s'il n'y avait pas d'effort en 2015 pour que la consolidation en France se fasse", avait-il ajouté. Quelques jours plus tard, le directeur général avait corrigé son propos : son groupe "n'a pas besoin" de racheter Bouygues Télécom, avait-il précisé. Si le "besoin" n'est pas là, l'envie semble la plus forte.

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