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Amazon Go Grocery, le premier concept de supermarché automatisé, poursuit son développement

Vu ailleurs Amazon a confirmé la construction d’un second Amazon Go Grocery dans la banlieue de Seattle. L’e-commerçant poursuit sa conquête du sol américain dans un contexte de pandémie obligeant les retailers alimentaires à être sur tous les fronts : le commerce en ligne et la vente physique.
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Amazon Go Grocery, le premier concept de supermarché automatisé, poursuit son développement
Amazon Go Grocery, le premier concept de supermarché automatisé, poursuit son développement © Amazon

Le géant américain de l’e-commerce est en train de construire un deuxième magasin Amazon Go Grocery dans la banlieue de Seattle, à Redmond, selon les informations publiées par le Seattle Times, et couvrant une surface d’un peu moins de 2 000 m². Toujours selon le journal local, qui s’appuie sur des annonces de recrutement, un autre supermarché automatisé est prévu à Washington D.C. Pour rappel, le premier avait ouvert en février dernier à Seattle, berceau de l'entreprise américaine.

Par ailleurs, son concept de "magasin-entrepôt" est lui aussi en cours de déploiement. Après un premier site à Woodland Hills, en Californie, la société dirigée par Jeff Bezos vise Seattle, Chicago et Washington. Amazon, qui a confirmé l’ensemble des ouvertures, ne précise cependant pas de calendrier.

Une technologie qui évolue
Basé sur la technologie Just Walk Out, Amazon Go Grocery est néanmoins différent du concept Amazon Go ouvert au grand public depuis 2018, et qui compte désormais 26 magasins sur le sol  américain. Outre sa surface, bien supérieure, ce vrai supermarché propose une offre bien plus complète et surtout, les clients peuvent y acheter des produits frais sans emballages.

Une prouesse technique puisque le système de vision par ordinateur permet d’identifier un fruit ou un légume et de détecter le poids des références mises dans le panier.

Mailler le territoire
Alors que la pandémie de Covid-19 a entraîné dans de nombreux pays occidentaux une hausse des commandes en ligne inédite dans l’alimentaire, Amazon poursuit le développement d’un réseau de points de vente. Une stratégie hybride intéressante qui peut pallier les insuffisances des services en ligne des distributeurs traditionnels, pris de cours par cette hausse de la demande, tout en favorisant la distanciation sociale via ce système de courses "sans contact". Les magasins sans caisses permettent par ailleurs de fluidifier l’étape du paiement en évitant la création de files d’attente.

Par ailleurs, Amazon pourra transformer son parc en points de retraits "drive", à l’instar de ce que proposent les retailers comme Walmart, Kroger et Target, un système qui permet aux professionnels de l’alimentaire de ne pas être débordés par la demande de livraison à domicile. Les points de vente peuvent également être transformés en "dark store" dédiés à la préparation des commandes. C’est d’ailleurs ce qu’a testé Amazon à Woodland Hills. L’e-commerçant peut désormais compter sur un réseau de 571 points de vente, principalement via l’enseigne Whole Foods rachetée en 2017.

Aux Etats-Unis, le développement de magasins automatisés, sans caisse ni personnel dédié, est néanmoins décrié par certaines organisations syndicales comme l’organisation United Food and Commercial Workers 21, qui représente un peu moins de 46 000 travailleurs de l’Etat de Washington. Les syndicats pointent la disparition de nombreux emplois, ce à quoi répond Amazon la création de postes liés à la logistique.

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