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Espagne, Etats-Unis, Inde, Pays-Bas… Uber n'en a pas fini avec les démêlés judiciaires

Uber n'en a pas fini avec les procès. La société, spécialiste des véhicules de tourisme avec chauffeur, a vu ce 9 décembre son service de covoiturage tarifé UberPOP banni d'Espagne. Elle a également reçu le 8 décembre une triple claque judiciaire : Portland (Oregon) l'a assignée en justice pour avoir enfreint les règles administratives locales. Le même jour, UberPOP n'avait plus droit de cité aux Pays Bas, et la ville de New Delhi, en Inde, a interdit à la start-up d'exercer son activité après le viol présumé d'une passagère par un chauffeur. 
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Espagne, Etats-Unis, Inde, Pays-Bas… Uber n'en a pas fini avec les démêlés judiciaires
Espagne, Etats-Unis, Inde, Pays-Bas… Uber n'en a pas fini avec les démêlés judiciaires © uber

La start-up de véhicules de tourisme avec chauffeur Uber n'a pas fini d'user le banc des accusés des tribunaux : elle a vu, ce 9 décembre, son service low-cost UberPOP interdit par un juge en Espagne. La veille, la ville de Portland (Oregon) aux Etats-Unis lançait une procédure judicaire contre la jeune pousse.

Elle est accusée d'enfreindre "les règles administratives et de transport privé", selon la plainte. Ses chauffeurs n'auraient pas tous le permis exigé pour exercer cette activité dans la localité. Uber ne veillerait pas non plus à ce qu'ils aient une "assurance adéquate en cas de collision", détaille un communiqué diffusé le 8 décembre par la mairie.

2 250 dollars d'amende pour les chauffeurs

Portland exige qu'Uber cesse immédiatement ses activités jusqu'à ce que la justice ait tranché. Si elle brave cet interdit, la société risque pour chaque infraction constatée 1 500 dollars d'amende. Les chauffeurs des véhicules concernés devront débourser 2 250 dollars.

Ce nouveau procès n'est pas le seul coup dur qu'a essuyé Uber le 8 décembre. Le service de covoiturage tarifé UberPOP a été banni des Pays-Bas. Par ailleurs, la compagnie n'a plus le droit d'exercer son activité à New Delhi en Inde, suite au viol présumé d'une passagère par un chauffeur. La ville accuse l'entreprise de ne pas vérifier suffisamment les antécédents de ses salariés. Elle dispose de suffisamment de fonds pour faire face à ces attaques : elle a bouclé le 4 décembre une levée de fonds de 1,2 milliard de dollars, qui la valorise à quelque 40 milliards de dollars.

Lélia de Matharel

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