Recevez chaque jour toute l'actualité du numérique

x

Helm.ai lève 13 millions de dollars pour son système de conduite autonome à apprentissage non supervisé

Levée de fonds Vu ailleurs La start-up Helm.ai, qui développe un logiciel destiné aux systèmes d'aide à la conduite de niveau 2 SAE et aux flottes de véhicules autonomes de niveau 4 SAE, a levé 13 millions de dollars. La particularité de son système est d'utiliser une forme d'apprentissage non supervisé, qui ne requiert pas d'importantes masses de données annotées par des spécialistes.
Twitter Facebook Linkedin Flipboard Email
×

Helm.ai lève 13 millions de dollars pour son système de conduite autonome à apprentissage non supervisé
Helm.ai lève 13 millions de dollars pour son système de conduite autonome à apprentissage non supervisé © Helm.ai

Helm.ai a annoncé mercredi 25 mars 2020 une levée de fonds de 13 millions de dollars. Cette start-up basée à Menlo Park, en Californie, développe un logiciel de conduite autonome dont la particularité est de ne pas s'appuyer sur de grandes quantités de données. la jeune pousse a levé ces fonds notamment auprès de  A.Capital Ventures, Amplo, Binnacle Partners, Sound Ventures, Fontinalis Partners et SV Angel, liste TechCrunch. Des investisseurs privés ont aussi contribué à cet apport financier.

Pour les véhicules autonomes de niveau 2 et 4

La start-up fondée en 2016 développe un logiciel analyse les données issues des capteurs du véhicule afin de prendre des décisions de conduite. Il ne s'agit donc que d'une brique du système de conduite. Helm.ai dit d'ailleurs être agnostique quant aux capteurs utilisés ou à la technologie de calcul embarquée dans le véhicule.

Son logiciel est destiné aux systèmes d'aide à la conduite de niveau 2 SAE, qui sont commercialisés auprès du grand public, ainsi qu'aux flottes de véhicules autonomes de niveau 4 SAE, qui sont plutôt destinés à des professionnels. Pour rappel le niveau 2 SAE correspond au fait que le conducteur peut déléguer au système les contrôles longitudinal et latéral du véhicule dans certaines situations, mais qu'il doit être en capacité de reprendre le contrôle total à tout moment.

 

 

Une approche non supervisée

La plupart des acteurs de la conduite autonome entraînent et améliorent leur système en combinant des données issues de simulations, de flottes de véhicules circulant en conditions réelles ou sur des routes fermées et de jeux de données annotés par des humains. Helm.ai affirme que sa méthode d'apprentissage se passe de ces étapes, ce qui lui permet accélérer le le développement et de réduire les coûts. Elle entraîne ses réseaux de neurones sans données issues d'une flotte de véhicules, de simulation ou d'informations annotées.

Helm.ai résume son approche en soulignant que ce qui compte au final, c'est d'être capable de résoudre la myriade de cas particuliers liés à la conduite. Elle pense pouvoir le faire plus rapidement et efficacement qu'en renseignement et intégrant avec soin des millions de cas individuels.

La jeune pousse affirme avoir déjà des clients, dont certains sont au-delà de la phase pilote, mais n'a pas voulu les nommer auprès de TechCrunch. Elle a par ailleurs remporté deux prix sur trois lors de la conférence spécialisée Tech.AD Detroit, qui s'est déroulée en décembre 2019. Avec ce nouvel apport financier, Helm.ai, qui dispose d'une équipe composée d'une quinzaine de personnes, souhaite renforcer ces équipes et poursuivre ses efforts de R&D.

Réagir

* Les commentaires postés sur L’Usine Digitale font l’objet d’une modération par l’équipe éditoriale.

 
media