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La blockchain au service de l'expertise d'œuvres d'art

La blockchain permet de tracer les données et les métadonnées et offre de nombreuses opportunités. Elle sécurise l’information tout en la rendant accessible partout, tout le temps. Mode d’emploi.
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La blockchain au service de l'expertise d'œuvres d'art
La blockchain permet de transmettre et de stocker des informations de manière transparente, sécurisée et sans organe de contrôle centralisé.

"Est-ce que la blockchain va perdurer malgré la chute des cryptomonnaies ? Oui !" Leopold Larios de Piña, le directeur du risk management du groupe Mazars, a annoncé la couleur en ouverture d’une table ronde sur les usages de la blockchain, lors des 27e rencontres de l’Association pour le management des risques et des assurances de l’entreprise (Amrae), à Deauville. Selon lui, "Le Bitcoin n’est qu’un cas d’usage de la blockchain et il y en a plein d’autres."

 

Un exemple par d'autres ; la start-up Monuma (contraction de Monu pour monument, au sens collection, et de Numa pour numérique) fondée par le Français Emmanuel Moyrand. Celui-ci est parti d’un constat : lorsque survient un sinistre, l’expert arrive toujours après coup. "Or nous voulons généraliser cette expertise, qu’elle soit dans la poche des gens au moment où ils en ont besoin, explique-t-il. Le problème est qu’il y a souvent une suspicion que les datas soient trafiquées."

 

Certification durable

Ce passionné de pierres précieuses et diplômé de l’école du Louvre devenu expert d’assurances en objets de valeur est donc parti au CES de Las Vegas à la recherche de compétences, avec l’intuition que la blockchain pourrait être la solution. En effet, cette technologie permet de transmettre et de stocker des informations de manière transparente, sécurisée et sans organe de contrôle centralisé. Cette chaîne de blocs contient l’historique de tous les échanges réalisés entre ses utilisateurs. "Notre intuition fut la bonne, poursuit l’entrepreneur. Nous apportons désormais des preuves sur "quand, où et qui" a pris la photo, avec des métadonnées non modifiables."

 

Concrètement, un particulier peut prendre des photos, de manière guidée par l’application Patrimonia, téléchargeable sur smartphone. Il suffit ensuite d’envoyer les clichés à Monuma, qui authentifie les photos en question et, grâce à l’intervention d’un expert juridique, évalue la valeur des biens. Ce service permet de collecter des preuves instantanément et de les certifier durablement. Quel est l’intérêt ? Simplifier la gestion d’éventuels sinistres en permettant aux assurés d’évaluer et de certifier leurs objets de valeur (art, bijou, mobilier, collection ou même vin), ces informations étant traçables et infalsifiables. "Outre l’usage évident lors d’un sinistre, juste après un accident de voiture par exemple, cette application peut aussi être utilisée en prévention, précise Emmanuel Moyrand. Beaucoup l’utilisent déjà par précaution pour enregistrer la valeur de biens à couvrir en amont et, dans une moindre mesure, pour sécuriser et protéger les biens pendant un transport ou un déménagement."

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