Le rachat d'Activision Blizzard par Microsoft dans le collimateur de la FTC

C'était fortement prévisible. L'acquisition par Microsoft d'Activision Blizzard soulève des préoccupations anticoncurrentielles, d'après la Federal Trade Commission. Grâce à ce rachat, Microsoft deviendra le troisième éditeur de jeux vidéos à l'échelle mondiale. 

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Le rachat d'Activision Blizzard par Microsoft dans le collimateur de la FTC

La Federal Trade Commission (FTC), en charge de l'application du droit de la consommation et du contrôle des pratiques anticoncurrentielles aux Etats-Unis, devrait ouvrir une procédure sur le rachat d'Activision Blizzard par Microsoft, croit savoir Bloomberg citant une source. Elle souhaite s'assurer que ce mariage à 68,7 milliards de dollars ne nuira pas à la concurrence dans le secteur des jeux vidéo.

Licences phares, 30 studios...
Si ce rachat est validé, Microsoft deviendra le troisième éditeur mondial. Il obtiendra les licences phares que sont Warcraft, Diablo, Overwatch, Call of Duty ou Candy Crush, les activités e-sport d'Activision (au travers de la Major League Gaming) et possèdera jusqu'à 30 studios. De quoi garantir une production continue de contenus pour nourrir son offre sur PC (Windows), console (Xbox), smartphone et sur le cloud. Il mettra aussi la main sur les 10 000 employés du groupe, répartis dans divers studios à travers le monde.

La nouvelle présidente de la FTC, Lina Khan, plaide pour un examen presque systématique des accords, en particulier lorsqu'ils impliquent des grandes entreprises technologiques qui seraient capables de tirer parti de leur domination dans un secteur d'activité pour étendre leur monopole à d'autres marchés. Sous son mandat, l'autorité a déjà ouvert une enquête sur le rachat d'Arm par Nvidia, qui pourrait finalement être abandonné.

Le DoJ et la FTC plaident pour une révision des règles
La réglementation américaine antitrust pourrait changer dans les prochains mois. Le ministère de la Justice (DoJ) et la FTC ont ouvert en janvier dernier une consultation publique sur la modernisation du droit de la concurrence à l'ère numérique. Les personnes intéressées ont deux mois pour répondre à cette sollicitation visant à trouver des moyens d'encadrer les nombreuses fusions dans l'industrie technologique. Le but : lutter contre les monopoles qui créent des géants difficiles à réguler a posteriori.

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