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Les hôteliers assignent Airbnb en justice pour "concurrence déloyale"

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Vu ailleurs L'Union des métiers et des industries de l’hôtellerie assigne Airbnb en justice pour concurrence déloyale, rapporte Le Figaro lundi 5 novembre. Le syndicat reproche à la plateforme locative de ne pas supprimer les annonces illégales comme le prévoit le règlement de décembre 2017.

Les hôteliers assignent Airbnb en justice pour concurrence déloyale
Airbnb ne supprimerait pas les annonces illégales de son site selon l'Umih. © Airbnb - Donal Murphy

Afin de dénoncer “une concurrence déloyale”, les hôteliers intentent une action en justice contre la plateforme locative Airbnb, rapporte le Figaro qui a eu accès à l’assignation en question. Selon l’Union des métiers et des industries de l’hôtellerie (Umih), Airbnb enfreindrait la loi en ne supprimant pas les annonces illégales de son site, s’appropriant ainsi la clientèle au détriment des hôteliers, explique le quotidien.

 

Depuis le 1er décembre 2017, tout propriétaire louant un meublé à des fins touristiques doit s’enregistrer pour chaque logement mis en location. Le numéro doit apparaître sur toute annonce en ligne. S’il n’y est pas, les plateformes telles qu'Airbnb doivent supprimer l’offre sous peine d’une amende pouvant grimper jusqu’à 50 000 euros pour les plateformes. Ce règlement doit notamment permettre de vérifier que les résidences principales ne sont pas louées plus de 120 jours par an.

 

Une condamnation symbolique de 143 euros

Afin d’appuyer son action en justice, l’Umih a répertorié les annonces pour lesquelles les loueurs ne se sont pas enregistrés, ont excédé la limite des 120 jours par an ou ont vu leur logement sous-loué illégalement sans qu’Airbnb ne les retire de son site, rapporte Le Figaro.

 

Durant l'été 2017, alors que la loi logement était en discussion à l’Assemblée, Airbnb s’était pourtant engagée volontairement, aux côtés d’autres plateformes locatives, à bloquer automatiquement  la location au-delà de 120 jours par an. Les villes ont également mis en place des plateformes afin de faciliter l’enregistrement des logements.

 

L’audience est prévue le 14 février 2019, au tribunal de commerce de Paris. L’Umih demande à ce qu’Airbnb soit condamné à verser la somme symbolique de 143 euros, explique le Figaro.

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