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Pourquoi M2ocity rejoint l'alliance LoRa

mis à jour le 14 décembre 2015 à 12H13
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[ACTUALISE] La concurrence fait rage entre les réseaux dédiés aux objets connectés. M2ocity, co-entreprise d'Orange et Veolia, s'autoproclame leader de ce marché naissant… mais n'est pas un véritable concurrent frontal de Sigfox et LoRa. Il annonce d'ailleurs ce 14 décembre rejoindre l'alliace LoRa.

Pourquoi M2ocity rejoint l'alliance LoRa
Pourquoi M2ocity rejoint l'alliance LoRa © M2ocity

Actualisation du 14 décembre : M2ocity rejoint l'alliance LoRa. Un choix doublement logique : son fournisseur Homerider Systems (également membre de l'alliance LoRa) utilise déjà cette technologie radio pour faire communiquer les équipements d'un même réseau local. Et son actionnaire Orange a lui aussi fait le choix de cette technologie. Mais m2ocity restera agnostique du point de vue technologique, déployant une grande diversité de solutions.

 

Bien avant Sigfox, Orange et Bouygues Télécom, M2ocity a déployé des réseaux locaux dédiés à l'internet des objets. A sa création en 2011 par Veolia et Orange, cette société n'avait pratiquement qu'une seule mission : assurer la télérelève de centaines de milliers de compteurs d'eau. "Avec le gain du contrat du syndicat des eaux d'Ile de France, plus grosse délégation de service public de France avec 550 000 compteurs à télérelever dans 110 communes, il fallait industrialiser le procédé. D'où la création d'une société dédiée, explique Camille Loth, responsable marketing de M2ocity. Mais dès le départ, il y avait la volonté de se diversifier et d'adresser d'autres cas d'usage liés à la ville durable et à l'efficacité énergétique".

 

de la téléreleve de compteurs d'eau à la smart city

Ce virage stratégique a été entamé il y a deux ans. En plus de la télérelève de compteurs d'eau (qui représente toujours aujourd'hui 80% de son chiffre d'affaires), M2ocity a bâti des offres autour du suivi de réseaux, de la mesure du bruit, de la qualité de l'air, du stationnement intelligent, de l'optimisation de la collecte de déchets. Avec comme clients les collectivités locales, mais aussi tous les acteurs gérant des parcs de bâtiments. Elle annonce connecter 1,6 million d'objets et vise en chiffre d'affaires de 22 millions d'euros en 2015.

 

Son métier ? Concevoir des réseaux locaux adaptés aux besoins de ses clients, le faire construire par des sous-traitants, puis raccorder les objets, livrer la donnée, superviser le fonctionnement du réseau, et s'assurer que la qualité de services annoncée est assurée.M2ocity se veut technologiquement agnostique : il ne développe pas ses propres protocoles de communication, contrairement à Sigfox.

 

des réseaux locaux... faute d'alternative disponible

Jusqu'ici, il utilisait la technologie HomeRider, "car il n'y avait pas d'alternative technologique valable compte tenu des besoins de nos clients, dans l'eau en particulier", explique Elise Feuillepain, PDG de M2ocity. L'entreprise a déployé son propre réseau, avec 1 600 antennes, faute de mieux. "On continuera à construire nos réseaux tant qu'il n'y a pas de solution pérenne, mais parallèlement, on regarde ce qui se fait ailleurs", annonce Elise Feuillepain.

 

"Il sera plus facile de commercialiser nos services en s'appuyant sur des réseaux existants, quand leur fiabilité sera démontrée", ajoute-t-elle. Ce pourrait être logiquement le réseau LoRa déployé par son actionnaire Orange. "Ce sera forcément un partenaire privilégié pour nous", confie la PDG, qui ne s'interdit pas non plus de mixer les technologies en fonction des besoins. "C'est pour cela que nous ne nous positionnons pas comme concurrents de Sigfox et LoRa".

 

On peut imaginer à moyen terme un M2ocity abandonnant le développement de réseaux propres pour se concentrer sur les services à valeur ajoutée : aider les collectivités, les gérants de bâtiments, les entreprises, à choisir les bonnes solutions de connectivité et bons objets en fonction de leurs besoins et les amener vers une analyse efficace de la donnée. L'entreprise se prépare à cette transition, alors qu'Orange, l'un de ces principaux actionnaires, ambitionne aussi de fournir de tels services à des clients professionnels…

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