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Qui est Waabi, la nouvelle start-up qui veut mettre au point des véhicules autonomes ?

Levée de fonds La start-up Waabi, qui développe des véhicules autonomes, a séduit Uber et Aurora Innovation lors de sa levée de fonds en série A de 83,5 millions de dollars. Une des raisons principales de cet engouement : sa fondatrice Raquel Urtasun est une spécialiste de l'intelligence artificielle qui a dirigé les équipes de recherches d'Uber ATG à Toronto.
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Qui est Waabi, la nouvelle start-up qui veut mettre au point des véhicules autonomes ?
Qui est Waabi, la nouvelle start-up qui veut mettre au point des véhicules autonomes ? © Adobe Stock

Waabi fait son entrée dans la course au véhicule autonome par la grande porte. La start-up a annoncé mardi 8 juin 2021 avoir levé 83,5 millions de dollars. Une levée de fonds en série A menée par Khosla Ventures avec la participation d'Uber, Aurora Innovation, Radical Ventures, 8VC, OMERS Ventures, BDC Capital’s Women in Technology Venture Fund (WIT), AI luminaries Geoffrey Hinton, Fei-Fei Li, Pieter Abbeel, Sanja Fidler et d'autres.

Raquel Urtasun, une spécialiste de l'IA
La raison de cet engouement ? Raquel Urtasun, la fondatrice de Waabi. Cette spécialiste en intelligence artificielle a notamment dirigé sur Toronto les équipes de recherche d'Uber ATG, la division véhicule autonome de l'entreprise de VTC qui a été rachetée par Aurora Innovation.

Raquel Urtasun est également professeure au département d'informatique de l'université de Toronto et cofondatrice du Vector Institute for AI. Lors de l'acquisition d'Uber ATG par Aurora, le petit monde du véhicule autonome outre-Atlantique s'était étonné qu'elle ne rejoigne pas la start-up. La raison est désormais évidente : Raquel Urtasun souhaitait créer sa propre start-up afin de mettre en œuvre une approche différente de ses concurrents.

L'IA au coeur des développements
L'approche traditionnelle se traduit par un logiciel qui ne tire pas pleinement parti du potentiel de l'intelligence artificielle et qui nécessite des réglages manuels complexes et chronophages, assure Waabi. Une approche qui complexifie les déploiements à grande échelle et les rend plus coûteux, surtout lorsqu'il s'agit de scénarios de conduite moins fréquents et plus imprévisibles. Contrairement à ses concurrents, Waabi se targue de mettre l'intelligence artificielle réellement au cœur de ses développements.

La start-up explique vouloir tirer parti du deep learning, de l'inférence probabiliste et de l'optimisation complexe pour créer un logiciel pouvant être entraîné de bout-en-bout, être interprétable et capable de raisonnements très complexes. Cette approche est complétée par un simulateur en boucle fermée permettant d'avoir des niveaux de fidélité élevés et de tester à grande échelle à la fois des scénarios de conduite courants et des cas extrêmes liés à la sécurité. Cette approche réduit le nombre de kilomètre à parcourir sur des routes réelles.

Waabi se concentre sur les camions
Le siège social de la start-up est situé à Toronto, mais elle dispose également d'équipes en Californie. Dans un premier temps, Waabi veut se concentrer sur le déploiement de son logiciel dans le secteur de la logistique et du transport. Comme Aurora Innovation, Kodiak ou encore Ike Robotics, la pépite pense que la technologie de conduite autonome pourra être très utile dans ce secteur qui souffre d'une pénurie de main d'œuvre, notamment sur les longs trajets. Mais le chemin à parcourir est encore long.

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