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Taxify (ou plutôt Txfy) veut dynamiser le marché des VTC… sans le révolutionner

mis à jour le 21 décembre 2017 à 16H04
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La start-up estonienne Taxify lance son service de VTC à Paris ce 5 octobre 2017. Une offre proche de celle de la concurrence, mais moins chère… tout en assurant un meilleur revenu aux chauffeurs. Ils seraient déjà 5000 à s'être inscrits.

Taxify (ou plutôt Txfy) veut dynamiser le marché des VTC… sans le révolutionner
Markus Villig, co-fondateur et PDG de Taxify © Taxify

Actualisation du 21 décembre : quelques semaines après son lancement, le service de VTC Taxify a perdu le droit de s'appeler "Taxify" en France après un recours de sociétés de taxis. La societé a fait appel. En attendant son nouveau nom est " Txfy".

 

A défaut de réinventer le secteur du taxi et des VTC, Taxify entend bien le dynamiser. La start-up estonienne se lance à Paris ce 5 octobre 2017. N'attendez pas une application foncièrement différente des Uber, Chauffeur Privé, Le Cab et de tous les autres. La jeune pousse, née en 2013, reprend les codes et recettes du secteur : on peut "commander" un chauffeur (de taxi ou VTC) en temps réel depuis son smartphone de façon extrêmement simple, suivre son arrivée, le noter...

 

15% de commission

Taxify se distingue par ses tarifs* (10% moins cher qu'un Uber) et par la commission qu'elle prélève sur les courses (15% seulement, contre 25 à 35% pour les géants des VTC). "Nous sommes moins gourmands qu'eux", résume le co-fondateur et PDG Markus Villig, qui a créé l'appliction quand il était encore lycéen, à l'âge de 18 ans. "Nous préférons prendre une commission moins importante et avoir des chauffeurs heureux, donc fidèles sur la durée".

 

Taxify assure qu'il n'a pas l'intention de se lancer avec des prix planchers pour attirer clients et chauffeurs, avant d'augmenter les tarifs plus tard. "On veut et on peut garder ce taux de commission à 15% à long terme", assure le CEO. Comment ? En ayant des dépenses structurelles faibles. Taxify lance son application à Paris avec une équipe locale de 4 personnes seulement. Les dépenses marketing sont réduites au minimum et les développements techniques sont mutualisés avec les autres pays (19 aujourd'hui, donc dix en Europe). La start-up compte 220 salariés dont 90 dans son quartier général de Talinn (Estonie). Une partie des développeurs travaille de chez eux à distance.

 

Une offre simple

 

 

Taxify mise aussi sur la simplicité de son offre. "Pour l'instant, nous ne proposons pas de réservation à l'avance et de partage de trajets mais nous y travaillons", confie Markus Villig. L'application applique le principe du "surge pricing" (comme chez Uber pour gérer les pics de demande (mais pas durant les premiers mois) et propose la possibilité de payer en cash, plutôt que par carte bancaire dans l'application mobile.

 

Taxify, bras armé de didi en Europe ?

On présente parfois la start-up comme un cheval de Troie du géant chinois des VTC Didi en Europe mais ce n'est pas tout à fait le cas. "Ils sont actionnaires minoritaires de la société et nous apprenons beaucoup d'eux. Mais leur marque ne va pas remplacer la nôtre", assure Markus Willig. Taxify n'avait levé "que" 2 millions d'euros avant l'entrée de Didi à son capital, pour un montant non précisé.

 

Estonien, chinois ou pas, l'arrivée d'un nouvel acteur sur le marché francilien semble en tout cas satisfaire les chauffeurs français : ils seraient 5 000 à s'être inscrits sur l'application avant même son lancement officiel. "On ne s'attendait pas à un tel accueil", reconnaît Markus Villig. "Cela signifie qu'il y a un manque de compétition dans le marché des VTC et que les chauffeurs sont en demande de nouveaux acteurs".

 

La France, un marché "ouvert"

La start-up se dit "positivement surprise" par le degré d'ouverture du marché français, par rapport à ses voisins. Taxify attend toujours que sa licence soit validée par les autorités londoniennes (celle d'Uber est en passe d'être révoquée). La start-up vise à terme une présence dans tous les pays européens, à commencer par l'Allemagne et les Pays scandinaves. "Le premier frein pour être présent partout, c'est la réglementation", analyse Markus Villig. La France serait-elle, après tout, un paradis des VTC ? Pas sûr que les dirigeants d'Uber partagent cette vision...

 

* 53 centimes du kilomètre + 15 centimes par minute, auxquels il faut ajouter 60 centimes de frais de départ. Ces tarifs promotionnels (-50%) sont valables pour le mois de lancement en octobre. Ils vont doubler dès novembre, mais rester environ 10% plus bas que ceux d'Uber.

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