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Daimler va réduire la voilure sur les véhicules autonomes

Vu ailleurs Daimler aurait fait part de son intention de réduire ses investissements en matière de conduite autonome. Le constructeur dit avoir pris acte de la difficulté à sécuriser ce type de systèmes, se demandant même si les retours sur investissement en vaudront la chandelle.
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Daimler va réduire la voilure sur les véhicules autonomes
Daimler va réduire la voilure sur les véhicules autonomes © Daimler Trucks

Daimler rétropédale. Le constructeur allemand a confié jeudi 14 novembre 2019 à des journalistes de Reuters vouloir réduire ses investissements dans le domaine de la conduite autonome. Il s’agit de l’un des premiers exemples de renoncement depuis que Google a lancé, courant 2012, son prototype de voiture intelligente… et entraîné la majorité de l’industrie automobile dans son sillage. Daimler s’était alors empressé de présenter un modèle de Mercedes. Ce recul intervient dans un contexte général d’austérité, après qu’il a annoncé vouloir réduire ses coûts salariaux d’un milliard d’euros d’ici à 2022.

 

DAIMLER MISE SUR LES POIDS LOURDS

Comme la plupart des acteurs du secteur, le constructeur allemand a d’abord choisi de se concentrer sur les robotaxis – un temps porté par le succès de services tels qu’Uber. Des coûts de développement exorbitants, accompagnés de contraintes légales entrées en effet au fil du temps, ont finalement eu raison du programme. "Un déploiement à grande échelle requerrait beaucoup d’argent, et comporte des incertitudes quant au retour sur investissement", a concédé Ola Källenius, président du conseil d’administration du groupe.

 

Daimler confirme là un désengagement qui, s'il n’avait pas été officialisée, avait déjà été constaté par les experts depuis plusieurs mois. Récemment, le constructeur a largement communiqué autour de ses futurs poids lourds autonomes. Et uniquement les poids lourds. Il s’est d’ailleurs livré à de premiers essais sur route ouverte au mois de septembre, en Virginie (Etats-Unis). Au-delà de sa propre R&D, l’Allemand a noué des partenariats sur la conduite semi-autonome avec son homologue BMW et l’équipementier Bosch.

 

Les entreprises du secteur recentrent leurs efforts

 

Les entreprises spécialisées commencent à recentrer leurs efforts. Si Waymo et Cruise persistent dans la voie des robotaxis, des jeunes pousses ont choisi de se limiter aux robots livreurs. Renouer avec un cœur d’activité plus restreint offre l’avantage de mieux dessiner les contours de la technologie à mettre au point, puisque celle-ci sera adaptée à un usage unique. Pour un service opérant dans une zone géographique délimitée par exemple, plus besoin d’essayer de pousser la vitesse d’un véhicule au-delà de 25 km/h. Ce qui entraînera moins de risques en matière de sécurité. La boucle est bouclée.

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