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La Corée du Sud veut devenir un acteur mondial majeur des puces pour l'intelligence artificielle

Vu ailleurs La Corée du Sud se lance à plein régime dans la course des puces spécialisées dans les calculs liés à l'intelligence artificielle. Le pays, dont l'économie repose en partie sur la production de semi-conducteurs grâce à ses champions Samsung et SK Hynix, souhaite développer jusqu'à 50 types de semi-conducteurs dédiés à l'intelligence artificielle d'ici 2030.
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La Corée du Sud veut devenir un acteur mondial majeur des puces pour l'intelligence artificielle
La Corée du Sud veut devenir un acteur mondial majeur des puces pour l'intelligence artificielle © Flickr - Valentin Janiaut

Le gouvernement de Corée du Sud veut faire de son pays un producteur majeur de processeurs dédiés aux calculs liés à l'intelligence artificielle. L'autorité coréenne de régulation des technologies de l'information et de la communication a dévoilé lundi 12 octobre 2020 un plan dont le but est de développer jusqu'à 50 types de semi-conducteurs se focalisant sur l'intelligence artificielle d'ici 2030, rapporte TechCrunch. A terme, la Corée du Sud aimerait s'accaparer 20% du marché mondial des puces dédiées à l'IA d'ici 2030. Pour mener cette vague d'innovation, le gouvernement va chercher des experts nationaux.

67 milliards de dollars de revenus d'ici 2025
Les ambitions coréennes s'inscrivent dans un contexte de demande croissante pour les puces dédiées à l'intelligence artificielle. D'ici 2025, la demande pour ces processeurs pourrait représenter près de 20% de l'ensemble du marché des semi-conducteurs et générer 67 milliards de dollars de revenus, selon des estimations du cabinet McKinsey, reprises par TechCunch. Et la Corée compte deux champions parmi les fabricants de semi-conducteurs : Samsung et SK Hynix. Ils sont cependant plus forts dans la fabrication elle-même, en particulier de mémoire, que dans la conception de circuits intégrés.

"L'économie coréenne repose fortement sur l'exportation de semi-conducteurs, explique un ingénieur de chez Samsung. Nous n'avons pas de société comme Google, Amazon ou Netflix. Je pense que c'est la raison pour laquelle le gouvernement cherche à soutenir la fabrication des puces pour l'IA. Nous devons nous concentrons sur ce que nous savons faire".

Ce n'est donc pas la première politique adoptée par le pays en faveur de cette industrie. Plus tôt dans l'année, la Corée a dévoilé une enveloppe d'environ 870 millions de dollars dédiés à la commercialisation des puces liées à l'intelligence artificielle et leur production avant 2029. L'année dernière, le président a présenté son "Initiative Présidentielle pour l'intelligence artificielle" dont le but était de sensibiliser le public sur ce sujet et l'industrie du pays.

Les américains font la course en tête
Samsung s'est notamment lancé dans les processeurs pour l'IA en devenant le fournisseur de Baidu à la fin de l'année 2019. En juillet, le conglomérat a annoncé embaucher 1 000 nouvelles personnes afin de travailler sur ces technologies. Si Samsung construit ses propres appareils, il est aussi un fondeur et a besoin de clients comme Nvidia, AMD et Qualcomm. Il doit donc à la fois compter sur ces clients et tenter de rivaliser avec eux.

Dans ce domaine, les américains Nvidia, qui s'est récemment emparé d'ARM, et Intel semblent bien positionnés. Les coréens vont-ils réussir à les détrôner et récupérer des parts de marchés ? SK Hynix, de son côté, soutien Horizon Robotics, un concepteur de processeurs spécialisés dans l'IA chinois.

La Chine semble aussi décidée à rattraper son retard dans ce domaine puisque le gouvernement a récemment annoncé débloquer des fonds pour la recherche fondamentale dans ce secteur. Secteur qui est aujourd'hui considérablement bousculé par les restrictions commerciales imposées par les Etats-Unis à l'encontre de l'entreprise chinoise Huawei.

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