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Le français Wicross veut devenir la plate-forme sociale des objets connectés

Une appli tout-en-un pour gérer ses multiples objets connectés : la jeune start-up française Wicross se positionne sur ce créneau déjà surchargé. Elle fait partie des six projets pré-sélectionnés pour la première Connected Conference, qui a lieu les 18 et 19 juin à Paris.

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Le français Wicross veut devenir la plate-forme sociale des objets connectés
Le français Wicross veut devenir la plate-forme sociale des objets connectés © Wicross

Un jour prochain, nous devrons tous jongler entre nos multiples objets connectés : montre, brosse à dents, tracker d'activité, lunettes intelligentes, thermostat, ampoules, station météo… C'est en tout cas ce que prédisent tous les cabinets d'études et futurologues réunis. La gestion au quotidien de ces multiples appareils et des données qu'ils génèrent s'annonce compliquée. De nombreux acteurs proposent de mettre de l'ordre dans ce chaos annoncé grâce à des "meta applications" généralistes ou thématiques (sur la santé ou la domotique, par exemple). Les annonces récentes d'Apple, Samsung et Google vont dans ce sens.

 

Lire notre article : "En attendant un OS universel, trois leviers pour unifier l'internet des objets"

 

Y'a-t-il de la place pour les start-up dans ce processus ? Les deux entrepreneurs français à l'origine du projet Wicross y croient. Ils veulent bâtir une plate-forme tout-en-un des objets connectés. "Notre spécificité, par rapport aux solutions existantes, c'est vraiment l'articulation entre toutes les phases du cycle de vie d'un objet connecté, qui permet une expérience à 360°, explique Guillaume Magnan. Nous insistons aussi sur la dimension sociale, par rapport à d'autres applications".

partenariat avec parrot

Le jeune homme a fondé la société tout récemment aux côtés de Josué Sassi. Wicross se veut à la fois un tableau de bord permettant de piloter chacun des objets connectés et leurs applications, un outil pour créer des interactions entre objets, un réseau social et une boutique permettant d'acheter objets et applications.

Connected conference : Six start-up en compétition

Outre Wicross, cinq autres projets ont été pré-sélectionnés pour la Connected Conference. Les trois qui lèveront le plus d'argent en quelques heures gagneront le droit de "pitcher" lors de l'événement le 19 juin.
oPhone, qui permet d'envoyer des messages olfactifs
Terabee, qui veut placer des capteurs dans les endroits les plus inaccessibles
Senseblock, un capteur environnemental et tracker d'activité inspiré du projet de smartphone en kit Phonebloks
Kosmo, une cigarette électronique connectée
Buzzcatcher, un objet connecté pour partager ses extraits de télévision favoris

L'équipe composant la start-up travaille actuellement depuis Versailles (78) à mettre au point la première version de l'application pour l'automne. Elle tente surtout de conclure des partenariats avec des fabricants d'objets pour intégrer leurs produits à Wicross. L'une des premières sociétés françaises à lui faire confiance est le concepteur de drones Parrot. D'autres devraient suivre. "Plus vite on embarque les constructeurs dans le projet, plus l'intérêt de la plate-forme est multiplié pour les utilisateurs", résume Guillaume Magnan. Pour les convaincre, Wicross travaille à un kit de développement le plus simple possible, permettant aux constructeurs d'intégrer leurs produits à la plate-forme. "L'objectif est de développer le service le plus tôt possible pour être prêt lorsque le marché sera mûr", résume Guillaume Magnan.

campagne de crowdfunding lancée

L'équipe de la jeune start-up est donc sur tous les fronts, alors que s'ouvre ce 17 juin sa première campagne de financement participatif sur le site Indiegogo. Le bon démarrage de l'opération est primordial, puisqu'il conditionne sa participation à la première Connected conference, les 18 et 19 juin à Paris. Wicross espère lever 25 000 dollars, mais va surtout tenter de fédérer une communauté autour de son projet.

Sylvain Arnulf

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