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Malgré des pertes de 463,5 millions de dollars au 3e trimestre, Lyft vise la rentabilité en 2021

Lyft affiche des pertes qui s'élèvent à 463,5 millions de dollars lors du troisième trimestre contre 249,2 millions de dollars sur la même période de l'année dernière. Se voulant rassurant, l'entreprise de VTC précise que ses pertes nettes ajustées s'élèvent à 121,6 millions de dollars (contre 245,3 millions de dollars) et assure viser la rentabilité pour le quatrième trimestre de l'année 2021. Et ce alors même que son modèle est de plus en plus contesté.
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Malgré des pertes de 463,5 millions de dollars au 3e trimestre, Lyft vise la rentabilité en 2021
Malgré des pertes de 463,5 millions de dollars au 3e trimestre, Lyft vise la rentabilité en 2021 © Lyft

Les pertes de Lyft s'élèvent à 463,5 millions pour le troisième trimestre 2019, contre 249,2 millions de dollars à la même période de l'année dernière. L'entreprise de VTC, qui a récemment fait son entrée en Bourse, a publié mercredi 30 octobre 2019 les résultats de son troisième trimestre. Ses pertes continuent de croître malgré un revenu qui atteint 955,6 millions de dollars au cours de ce trimestre, contre 585 millions au troisième trimestre 2018 (soit une croissance de 63%).

 

Un nombre d'utilisateurs croissant

Toutefois, les pertes nettes ajustées de Lyft s'élèvent à 121,6 millions de dollars contre 245,3 millions lors du troisième trimestre de l'année 2018. Se voulant rassurant, Lyft précise aussi que ses revenus en augmentation proviennent d'un nombre croissant d'utilisateurs actifs (de 17 à 22 millions, soit +28%) ainsi que de l'augmentation des sommes dépensées par utilisateur actif (de 33 à 42 dollars). Logan Green, le cofondateur et CEO de Lyft, s'attend à ce que son entreprise soit rentable au quatrième trimestre 2021. Et ce, même si la société semble encore bien loin de remplir cet objectif... Tout comme son concurrent Uber, qui affiche lui aussi de mauvais résultats depuis son introduction en Bourse.

 

Les deux sociétés sont sous pression de la part d'investisseurs qui voient d'un mauvais œil ces pertes énormes notamment dues à des dépenses considérables en R&D. Toutefois, Lyft a légèrement réduit ce poste de dépenses, notamment consacré au développement de véhicules autonomes, constate The Verge. Ce trimestre, la société a dépensé 288,3 millions de dollars en R&D contre 309,8 millions le trimestre précédent.

 

Lyft s'est par ailleurs rapproché de Waymo mais n'a donné presque aucune nouvelle sur l'avancée de ses recherches dans ce domaine depuis octobre 2018 et l'annonce relative à l'équipement du Ford Fusion de sa plate-forme véhicule autonome, ajoute The Verge.

 

Un modèle contesté en Californie

Le chemin vers la profitabilité semble semé d’embûches puisque Lyft et Uber voient leur modèle fortement contesté en Californie, Etat au sein duquel ces entreprises sont nées. La Californie a récemment voté une loi tendant à requalifier les chauffeurs de VTC en salariés. Un bouleversement qui mettrait à mal le modèle prôné par ces entreprises dont les finances risquent de très fortement pâtir d'une telle requalification. Lyft, Uber et DoorDash (start-up de livraison de repas à domicile) ont donc doté un fonds de 90 millions de dollars (soit 30 millions par entreprise) afin de financer un référendum.

 

Les plates-formes de mise en relation souhaitent que les californiens se prononcent en novembre 2020 sur cette mesure intitulée "Protect App-Based Drivers & Services Act", selon TechCrunch. Le but étant de s'assurer que les chauffeurs de VTC et les coursiers puissent continuer à être des travailleurs indépendants avec des horaires flexibles. Cette mesure semble vouloir garantir un salaire minimum de 120% par rapport au salaire minimum en vigueur ainsi que 30 centimes par mile (environ 1,5 km) pour les frais, une mutuelle santé, une assurance pour les accidents dans le cadre du travail, une protection contre les discriminations et le harcèlement sexuel, une assurance accident et responsabilité civile, liste TechCrunch. 

 

En attendant, d'autres fronts pourraient s'ouvrir dans d'autres états ou dans d'autres pays. En France, la cour de Cassation a reconnu l'existence d'un contrat de travail entre un livreur à vélo et la plate-forme "Take Eat Easy" en novembre 2018.

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