Les aéroports parisiens testent la reconnaissance faciale pour fluidifier l'embarquement

A partir du 13 mars 2020, les passagers des vols Air France en partance des aéroports d'Orly et de Roissy-Charles-De-Gaulle pourront tester un dispositif de reconnaissance faciale qui doit permettre de fluidifier la procédure d'embarquement. L'expérimentation est d'une durée d'un mois et ne se fera que sur des personnes volontaires.

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Les aéroports parisiens testent la reconnaissance faciale pour fluidifier l'embarquement

A partir du 13 mars 2020, les passagers des vols Air France décollant depuis les aéroports Orly et Roissy-Charles-De-Gaulle pourront tester un dispositif de reconnaissance faciale, révèle Le Journal Du Dimanche dans un article publié le 8 mars 2020. L'objectif est de fluidifier la procédure d'embarquement. Cette expérimentation est le fruit d'un partenariat entre Paris Aéroport (anciennement ADP), Air France et la société française Idemia, spécialisée dans les dispositifs biométriques. Elle ne devrait durer qu'un mois et ne se fera que sur des personnes volontaires.

300 passagers par heure contre 150

Au moment de déposer son bagage, une caméra va filmer le visage du passager. Le logiciel va établir un gabarit et comparer ses traits avec les données du passeport. A l'embarquement, il suffira au voyageur de scanner son visage sur une borne dédiée pour accéder à l'avion. Il n'aura pas besoin de présenter son billet. Ces bornes devraient permettre de faire passer "300 passagers par heure contre 150 pour l'ancienne génération", d'après Paris Aéroport.

Comme pour chaque expérimentation recourant à la reconnaissance faciale, la question de la protection des données personnelles se pose. Interrogée à plusieurs reprises sur ce sujet, la société Idemia affirme que les informations seront supprimées juste après le décollage. Par ailleurs, la borne ne scanne qu'un seul visage à la fois et non ceux des passants aux alentours.

Une généralisation actuellement impossible

Les aéroports parisiens envisagent déjà d'étendre la reconnaissance faciale à un grand nombre de vols d'ici 2024 si l'expérimentation s'avère fructueuse. Mais cela ne sera possible que si le cadre réglementaire autour de la reconnaissance faciale progresse. En effet, la France ne dispose pas encore de règles très claires sur l'utilisation de cette technologie.

Le Règlement général sur la protection des données (RGPD) interdit le traitement de données biométriques sauf pour une liste de cas préétablis comme un motif d'intérêt public "important". Et les juridictions françaises se sont montrées très strictes à ce sujet. Fin février 2020, le tribunal de Marseille a annulé la délibération du conseil régional de Provence-Alpes-Côte d'Azur (PACA) par laquelle la mise en place d'un dispositif de reconnaissance faciale dans deux lycées a été autorisée.

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