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La NSA aurait espionné les conversations téléphoniques via les cartes SIM de Gemalto

Un article du site The Intercept s'est penché sur les moyens utilisés par l'agence de renseignement américaine, la NSA, et par son homologue britannique, pour espionner les communications mobiles. Les agents auraient ainsi piratés des clés d'encryptage des cartes SIM du français Gemalto et d'autres fabricants de puces. A la suite de ces révélations, l'action de Gemalto décrochait en Bourse, ce vendredi 20 février.

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La NSA aurait espionné les conversations téléphoniques via les cartes SIM de Gemalto
La NSA aurait espionné les conversations téléphoniques via les cartes SIM de Gemalto © Pixabay

Les cartes SIM de Gemalto, porte d'entrée pour les espions de la NSA ? C'est ce qu'affirme une enquête du site The Intercept, pointant du doigt le piratage des clés d'encryptage de ses puces et de celles d'autres fabricants par l'agence de sécurité américaine et de son homologue britannique du GCHQ (Government Communications Headquarters).

D'après le site, ces informations proviennent des documents fournis par Edward Snowden, le lanceur d'alerte qui avait fait en juin 2013 des révélations fracassantes sur le programme Prism avec de nombreux documents confidentiels à l'appui

Les data centers français de Gemalto visés

L'article de The Intercept évoque notamment l'espionnage des mails et des comptes Facebook d'employés de Gemalto dans le monde entier. Les data centers du groupe en France auraient également été la cible d'un programme spécial baptisé "Highland Fling". Un coup dur en tout cas pour Gemalto, qui a fait de la sécurtié des données un des pilliers de sa croissance

"Nous ne pouvons à ce stade de l'enquête confirmer les informations de cet article, et n'avions aucune connaissance préalable que ces agences gouvernementales conduisaient cette opération", indique le fabricant français dans un communiqué. "L'article indique que la cible n'était pas Gemalto en tant que telle - il s'agirait d'une tentative pour atteindre le plus grand nombre de téléphones portables possible dans le but de surveiller les communications mobiles sans l'accord des opérateurs et des usagers", ajoute Gemalto, précisant "prendre cet article très au sérieux et mettre en œuvre tous les moyens nécessaires pour investiguer et comprendre l'étendue de ces techniques sophistiquées".

Chute du titre en Bourse

Alors que ce nouveau feuilleton ne fait que commencer : ces révélations ont déjà eu des conséquences pour le titre en Bourse. A 9h20 ce vendredi 20 février, le tire perdait 6,4% dans un marché en recul de 0,33%.

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