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Les véhicules autonomes bientôt autorisés sur les routes du Royaume-Uni ?

Le gouvernement britannique assure qu'il sera bientôt possible de voir des véhicules autonomes sur les routes britanniques. Si une avancée législative peut bel et bien être saluée, elle semble dans les faits suivre le dernier règlement onusien, et le terme de véhicule autonome réfère dans ce cas aux systèmes d'aide au maintien dans la voie avec un dispositif d'accélération et de freinage autonome.
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Les véhicules autonomes bientôt autorisés sur les routes du Royaume-Uni ?
Les véhicules autonomes bientôt autorisés sur les routes du Royaume-Uni ? © PSA - Michael Moore

Au Royaume-Uni, le gouvernement se targue d'adopter une législation favorable aux véhicules autonomes. Qu'en est-il vraiment ? Le Department of Transport a expliqué ce mardi 28 avril 2021 que les premières fonctionnalités à être autorisées seront des systèmes d'aide au maintien dans la voie ou "Automated Lane Keeping System" (ALKS).

Ces fonctionnalités permettent au véhicule de rester dans sa voie, d'accélérer et de décélérer quand cela est nécessaire grâce à un ensemble de capteurs et logiciels embarqués. Le tout sans que le chauffeur n'ait besoin d'intervenir. Ces systèmes ALKS seront autorisés d'ici la fin de l'année pour les véhicules circulant jusqu'à 60 km/h sur des voies rapides.

La supervision de l'environnement incombe au système
Le Departement of Transport a ajouté que les véhicules dotés de ces fonctionnalités pourront légalement recevoir l'appellation de "véhicule autonome" s'ils reçoivent l'approbation du Royaume-Uni et qu'aucune preuve ne vient contredire la capacité du véhicule à conduire de lui-même. Le gouvernement a ajouté, précise la BBC, que les conducteurs ne seront pas tenus de surveiller la route ou de garder les mains sur le volant. Toutefois, ils devront être en capacité de reprendre le volant dans les 10 secondes suivant une éventuelle alerte émise par le système embarqué.

Avec ces précisions, il semble que les systèmes autorisés correspondront donc au niveau 3 SAE, soit une automatisation conditionnelle. Dans ce niveau d'autonomie, la surveillance de l'environnement du véhicule incombe au système embarqué et non plus au conducteur humain, contrairement au niveau 2 SAE. Toutefois, le conducteur doit rester attentif à la route et être capable de reprendre le contrôle immédiatement. Ces systèmes peuvent être déclenchés dans des conditions prédéfinies, comme sur des voies rapides, et être capables de reconnaître leurs limites en demandant au conducteur de reprendre le contrôle lorsque c'est nécessaire.

Un règlement de l'ONU
En juin 2020,  l'ONU a édité un règlement sur ce sujet qui a été adopté par une soixantaine de pays, dont les pays européens et le Japon. Ce règlement autorise précisément la circulation des véhicules autonomes de niveau 3 et ces systèmes de maintien dans la voie. Des boîtes noires embarquées dans les véhicules doivent permettre de savoir ce qui s'est passé en cas d'accident et les performances que doivent atteindre les systèmes embarqués sont précisées.

Le gouvernement britannique semble donc suivre ce règlement de l'ONU. Il n'est pas le seul. Récemment, le Japon a autorisé Honda à commercialiser un véhicule doté de fonctionnalités de niveau 3 SAE.

Toutefois, il convient de rester prudent dans l'utilisation du terme véhicule autonome. Sur ce sujet, la communication de Tesla autour de son système Autopilot a souvent été critiquée et le nom jugé comme étant intrinsèquement trompeur. Tesla, de son côté, rappelle régulièrement les systèmes de sécurité mis en place pour s'assurer que les conducteurs soient attentifs derrière le volant. Mais les autorités sont attentives et suivent avec attention les accidents qui surviennent pendant qu'un système avancé d'aide à la conduite est enclenché.

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