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T-Mobile US veut faire cavalier seul, Sprint abandonne, Iliad insiste

Selon le Financial Times et le Wall Street Journal, l'opérateur T-Mobile US compterait rejeter dès ce mercredi 6 août l'offre de 15 milliards de dollars (11,2 milliards d'euros) d'Iliad, la maison mère de Free. Sprint, un autre opérateur américain sur les rangs pour l'achat de son concurrent retire son offre. Iliad cherche de son côté à améliorer la sienne.

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Le 31 juillet, Xavier Niel faisait trembler la planète Télécoms avec sa proposition de rachat de T-Mobile US pour 15 milliards de dollars. Mais l'offre du fondateur d'Iliad (la maison mère de Free) serait trop faible pour la maison mère allemande de l'opérateur américain : "Deutsche Telekom considère l'offre de 33 dollars par action d'Iliad comme étant trop basse au vu des négociations en cours avec Softbank", écrit le Financial Times, citant deux personnes proches du dossier.

Iliad a surpris un marché des télécoms en pleine restructuration en montant un financement auprès de BNP Paribas et de HSBC pour lancer son offre sur 56,6% de T-Mobile US.

Sprint jette l'éponge

Pour l'une des personnes contactées par Reuters, l'offre d'Iliad est beaucoup moins alléchante pour l'opérateur allemand que celle du tandem Sprint/Softbank : "Cette offre n'est pas assez sérieuse pour se démarquer de celle de Sprint et Softbank." Sprint avait convenu de payer 40 dollars par action, selon les termes de l'accord élaboré avec Deutsche Telekom.

Sans doute. Mais l'offre de Sprint n'est plus. Jugeant qu'il serait trop difficile d'obtenir l'aval des autorités de régulation américaines, le troisième opérateur américain, filiale du japonais Softbank, a décidé de renoncer à racheter T-Mobile US révéle le Wall Street Journal.

Iliad ne baisse pas les bras

Il n'y a pas eu de "dialogue productif" entre Iliad et T-Mobile-US ajoute le quotidien américain, qui précise toutefois que le français n'est pas prêt à abandonner et n'exclurait pas d'augmenter son offre.

Le groupe de Xavier Niel a approché plusieurs partenaires aux Etats-Unis pour l'améliorer. Parmi eux figurent Dish Networks, Cox Communications et Charter Communications.

"Tant que l'offre de Sprint était sur la table, le pouvoir de négociation était du côté de Deutsche Telekom. Maintenant, il est du côté d'Iliad", a estimé Roger Entner, analyste à Recon Analytics, un cabinet de Boston.

Charles Foucault, avec Reuters

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