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TSMC en pole position pour battre Intel dans la loi de Moore

Vu ailleurs Le fondeur taïwanais de semi-conducteurs TSMC confirme le planning d’introduction des technologies de production de puces électroniques en 10 et 7 nanomètres. De quoi devancer, pour la première fois, le maître de la loi de Moore : Intel. Un vrai séisme en perspective !
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TSMC en pole position pour battre Intel dans la loi de Moore
TSMC en pole position pour battre Intel dans la loi de Moore

Morris Chang, le PDG fondateur de TSMC, met la pression sur Intel. Lors de la présentation des résultats annuels 2015, il a confirmé l’introduction de la prochaine technologie de production de puces électroniques en 10 nanomètres au troisième trimestre 2016 et celle en 7 nanomètres au premier semestre 2018. Il a même annoncé travailler sur la génération d’après en 5 nanomètres prévue deux ans plus tard en 2020.

 

Si le fondeur taiwanais de semi-conducteurs tient son planning, il a toutes les chances de battre Intel dans la course de la loi de Moore, ce qui constituerait un vrai séisme dans l’industrie microélectronique. C'est ce que pense l’analyste Ashraf Eassa, bon connaisseur des technologies des puces électroniques et grand supporter d’Intel, dans son article sur le blog de Motley Fool.

 

Fausse parité technologique entre TSMC et Intel

Jusqu’ici, Intel, numéro un mondial des semi-conducteurs, s’était toujours imposé comme le Maitre de la loi de Moore, avec une avance d’une, voire de deux générations technologiques, sur le reste de l’industrie microélectronique. Et pour cause : Gordon Moore, le père de cette loi, qui prévoit le doublement de la densité des puces électroniques tous les deux ans grâce au passage à une gravure plus fine, n’est autre que le cofondateur de l’entreprise en 1968.

 

Aujourd’hui, TSMC (comme les deux autres fondeurs Samsung et GlobalFoundries) affiche, en théorie, la parité technologique avec Intel sur les procédés FinFET 14/16 nm (transistors 3D en gravure de 14 ou 16 nanomètres). Mais selon Ashraf Eassa, le groupe américain n’a pas pour autant perdu son avance. La technologie de production n’est pas juste une question de nanomètres. C’est aussi une question de densité, c’est-à-dire de nombre de transistors par unité de surface.

 

Et sur ce point, Intel garde encore l’avantage, estime l’analyste, car il est à sa deuxième génération de transistors 3D, alors que TSMC n’en est qu’à sa première. C’est avec la technologie de 10 nanomètres que le taïwanais établira la vraie égalité avec le procédé en 14 nanomètre du géant américain. Car Intel, qui rencontre des difficultés à maîtriser les rendements dans cette technologie, a reporté sa technologie en 10 nanomètres au second semestre 2017.

 

TSMC va plus vite que la loi de Moore

La situation devrait tourner à l’avantage de TSMC lors du lancement de sa technologie en 7 nanomètres en 2018 et surtout lors de l’introduction de celle en 5 nanomètres en 2020. "TSMC va clairement plus vite que la Loi de Moore", conclut Ashraf Eassa, alors qu’Intel, au contraire, suit un rythme plus long de deux ans et demi à trois ans.

 

Brian Krzanich, le CEO d’Intel, est conscient du problème. Lors de la présentation des résultats 2015, il a promis de tout faire pour revenir au rythme de 2 ans de la loi de Moore. Même s’il y parvient, il n’est pas sûr de conserver son avance.

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