Recevez chaque jour toute l'actualité du numérique

x

[MWC 2017] Worldline veut fiabiliser le marché des véhicules d'occasion grâce à la blockchain

A l'occasion du MWC, Worldline, une filiale du groupe français Atos, présentera un système de carnet de maintenance numérique du véhicule basé sur la technologie blockchain. 
Twitter Facebook Linkedin Flipboard Email
×

[MWC 2017] Achetez une voiture d'occasion les yeux fermés grâce à la blockchain !
[MWC 2017] Worldline veut fiabiliser le marché des véhicules d'occasion grâce à la blockchain © dr

Les experts ne cessent de le répéter : l'utilisation de la blockchain (protocole conçu pour assurer la gestion de l’historique des transactions, de manière décentralisée, sécurisée et infalsifiable) ne se limite pas qu'aux applications de paiement. Pourtant, force est de constater que les projets déployés dans les autres secteurs industriels se comptent encore sur les doigts de la main. Une nouvelle initiative vient de voir le jour, portée par Worldline, la filiale d'Atos spécialiste des transactions électroniques.

 

Un carnet de maintenance numérique infalsifiable

A l'occasion du Mobile World Congress, qui se tiendra à Barcelone du 27 au 2 mars prochain, l'entreprise présentera une application de la blockchain destinée au marché des véhicules d'occasion. "En France, 20% des voitures vendues sur le marché de l'occasion ont le compteur trafiqué", témoigne Nicolas Kozakiewicz, le directeur de la recherche et de l'innovation de Worldline. "L'idée, c'est d'apporter de la traçabilité et de la confiance grâce à la blockchain", poursuit-il. Concrètement, chaque création de véhicule sera inscrite dans ce grand livre ouvert. Ensuite, chaque contrôle ou réparation effectuée sur le véhicule sera inscrite dans la blockchain avec la précision du kilométrage. "Le jour où une personne voudra acheter une voiture d'occasion, elle aura accès à ce carnet de maintenance numérique inaltérable", prédit Nicolas Kozakiewicz. Inaltérable, car les différents blocs de la chaîne (correspondant aux opérations de maintenance) seront enregistrés et partagés dans de multiples machines.

 

Selon Nicolas Kozakiewicz, les avantages liés à l'utilisation de la blockchain pour la traçabilité des véhicules ne s'arrêtent pas là. "Cette approche permettra au constructeur automobile d'avoir une visibilité sur ses véhicules lorsqu'ils sortent de son circuit (lorsqu'un particulier effectue ses révisions chez Midas ou Feu Vert par exemple, ndlr)", explique-t-il. Un Renault ou un PSA pourrait alors rappeler, avant même qu'une panne se déclare, les véhicules sortis d'une même ligne de production après avoir constaté que plusieurs véhicules présentent le même défaut au bout de tant de kilomètres. De quoi basculer "dans la maintenance prescriptive", assure le directeur innovation.

 

Des obstacles business et non technologiques

L'utilisation de la blockchain pourrait aussi trouver des applications dans le monde du covoiturage. "Votre assurance pourra vérifier que la voiture que vous vous apprêtez à emprunter pour un Paris-Nice est bien entretenue. Si ce n'est pas le cas, l'assurance pourra vous déconseiller de prendre ce risque", imagine Nicolas Kozakiewicz.

 

Les avantages liés à la mise en œuvre de la blockchain semblent évidents, mais qu'en est-il de son déploiement ? "La barrière la plus lourde consiste à mettre d'accord l'écosystème business, c’est-à-dire les constructeurs et les réseaux de garagistes", explique Nicolas Kozakiewicz. Selon lui, les verrous ne sont pas technologiques : "Il faut simplement déployer le même logiciel applicatif sur des unités de traitement (ordinateur, tablette, etc.) installées dans chaque garage. Ensuite tous les appareils communiquent ensemble et créent ainsi la blockchain", expose le spécialiste. A quand, alors, un tel dispositif ? "Nous espérons communiquer sur un partenariat avec des constructeurs dans peu de temps", répond Nicolas Kozakiewicz

Réagir

* Les commentaires postés sur L’Usine Digitale font l’objet d’une modération par l’équipe éditoriale.

 
media