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Moneytrack sort du monde scientifique et prépare son ICO pour déployer sa solution de paiement dirigé

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Levée de fonds Portée par Truffle Capital et dotée d'une technologie développée à l'Inria, la start-up Moneytrack a développé une solution de paiement dirigé basée sur la blockchain. Deux pilotes vont débuter avec deux assureurs. Pour s'internatiionaliser, Moneytrack prépare une ICO. 

Moneytrack sort du monde scientifique et prépare son ICO pour déployer sa solution de paiement dirigé
Christophe Doré, CEO de Moneytrack. © Moneytrack

Moneytrack n'est plus qu'un projet de recherche académique de l'Inria et de l'Ecole supérieure d'ingénieurs Léonard-de-Vinci (ESILV). Soutenue par Truffle Capital via le fonds Truffle Financial Innovation Fund, cette solution de paiement dirigé basée sur la blockchain est devenue une société à part entière. Elle prévoit de lancer une levée de fonds en cryptomonnaie (ICO) en mai 2018.

 

Limiter la fraude aux assurances 

Moneytrack est née de l'action "entrepreneuriale" de Truffle Capital. "Nous parlons à des chercheurs et à des scientifiques et nous identifions ce qu'ils sont capables de faire puis nous transposons ce potentiel dans le business de la banque et de l'assurance", nous expliquait Bernard-Louis Roques, cofondateur de Truffle Capital, lors d'une précédente interview.

 

La start-up propose ainsi deux  types d'application : le remboursement de sinistre dans le cadre de contrats MRH (multirisques habitation) pour permettre aux assureurs de limiter la fraude et aux assurés de bénéficier d'un remboursement complet et immédiat. L'autre application concerne le crédit à la consommation, qui permet de compléter un remboursement. Concrètement, si un assuré est victime d'une inondation, il pourra grâce à Moneytrack bénéficier d'un remboursement immédiat auprès d'un réseau de commerçants partenaires qui acceptent ce moyen de paiement en ligne.

 

Une techno issue des travaux de l'Inria

"C'est la circulation du token Moneytrack au sein de la plate-forme qui déclenche tout. Si vous êtes assureur, vous allez acheter un token à Moneytrack. Nous nous chargeons ensuite de frapper le montant de l'indemnisation sur le token et l'assureur va l'émettre dans le portefeuille numérique du bénéficiaire qui pourra l'utiliser en ligne auprès d'une galerie de marchands", expose Christophe Doré, CEO de la start-up.

 

D'un point de vue technique, la solution de Moneytrack repose sur la blockchain publique Tezos. S'ajoute une couche de smart contract développée par Moneytrack, une deuxième couche qui permet de gérer le flux entre le marchand et le bénéficiaire et une dernière qui fait office d'interface. Elément différenciateur : "Notre blockchain intègre dans son smart contract un code écrit en Ocaml (langage informatique développé par une spin-off de l'Inria, ndlr) garantissant la preuve formelle", précise Christophe Doré. Ce détail signifie que le code est audité et qu'il est garanti zéro bug. Côté business model, la start-up prévoit de prélever une commission de 2 à 3% sur chaque transaction. Le retailer reverse également une commission à l'assureur qui se présente alors comme un apporteur d'affaires.

 

Une ICO pour créer un écosystème international

Moneytrack s'apprête à lancer deux pilotes avec deux assureurs et une société de crédit à la consommation, également actionnaires de la start-up. "Dans un deuxième temps, nous allons travailler à l'international avec des partenaires. C'est d'ailleurs tout l'intérêt de l'ICO", indique Bernard-Louis Roques. "Nous voulons créer un écosystème", complète Christophe Doré. L'idée étant de mettre à disposition la plate-forme pour permettre à d'autres acteurs de développer leur applicatif. Moneytrack vise entre autres le marché asiatique, où l'industrie de la fintech et de l'insurtech et déjà très développée.

 

L'ICO s'effectuera en trois tranches. La première étape débutera en mai 2018 avec l'ouverture de pré-ventes auprès d'institutionnels internationaux. Une deuxième tranche s'ouvrira en juin, puis viendront les ventes ouvertes à tous. Moneytrack refuse de communiquer le montant précis visé de cette levée de fonds et le volume exact de jetons virtuels qui seront émis. "Lors des tranches A et B, nous prévoyons l'émission de quelques centaines de millions de tokens pour éviter tout problème de liquidité et nous projetons de lever quelques dizaines de millions de dollars", indique néanmoins le CEO.

 

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