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STMicroelectronics : sept parlementaires réclament une nouvelle gouvernance à l'Etat actionnaire

Document Exclusif Dans un courrier adressé à Emmanuel Macron, deux sénateurs et cinq députés PS d’lsère s’inquiètent d’un possible arrêt des circuits pour décodeurs chez STMicroelectronics. Ils réclament l’intervention de l’Etat-actionnaire en faveur d’une autre gouvernance et d'une autre stratégie tournée vers l’avenir.
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STMicroelectronics : sept parlementaires réclament une nouvelle gouvernance à l'Etat actionnaire
STMicroelectronics : sept parlementaires réclament une nouvelle gouvernance à l'Etat actionnaire © Guittet Pascal

Alors que STMicroelectronics se prépare à présenter ses résultats annuels le 27 janvier 2016, l’inquiétude monte chez les politiques en Isère. A la perspective d’arrêt des circuits pour décodeurs, qui pourrait être annoncée à cette occasion, sept élus PS ont réagi en lançant une alerte au ministre de l’Economie, de l’Industrie et du Numérique, Emmanuel Macron.

 

Manque de vision stratégique

Le courrier, qui lui a été adressé le 25 janvier 2016, est signé par les sénateurs, Eliane Giraud et Jacques Chiron, et les députés Marie-Noëlle Battistel, Michel Destot, Geneviève Fioraso, Michel Issindou et Pierre Ribeaud. Dans un moment présenté comme critique, il attire l’attention du ministre sur "le manque de vision stratégique de l’entreprise franco-italienne dont l’Etat français est actionnaire à 13,5%, tout comme l’Etat italien".

 

Crainte de l'impact négatif sur l'emploi

En Isère, STMicroelectronics compte plus de 6000 emplois directs sur deux sites : Grenoble pour la conception des circuits et Crolles pour la production avec deux unités, l’une sur des plaquettes de 200 mm de diamètre, l’autre sur des tranches de 300 mm de diamètre. Chaque emploi chez le fabricant franco-italien générerait cinq emplois en amont et en aval. "Ce centre est menacé par la vision court-termiste des dirigeant actuels de la société, qui ont prévu un plan de départs volontaires dans le secteur digital, majoritairement réalisé à Grenoble, avec plus 2000 emplois", écrivent les parlementaires.

 

Les élus dénoncent l’absence de stratégie alternative, tournée vers des marchés porteurs comme celui de l’Internet des objets, le manque de vision stratégique et le faible investissement de 7% du chiffre d’affaires, contre 20% pour les leaders du secteur.

 

Réduction des dividendes en faveur de l'investissement

Les signataires mettent en garde contre les risques d’une défaillance de STMicroelectronics pour la souveraineté nationale et réclament un accord rapide entres les Etats français et italien pour décider d’une gouvernance et d’une stratégie d’avenir, qui privilégie l’investissement sur la distribution de dividendes.

Courrier des parlementaires à E. Macron sur la situation de STMicro

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