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"Au CES, nous sommes comme des business angels pour les start-up françaises", explique Eric Morand d'Ubifrance

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Ubifrance permettra à 18 start-up françaises de participer au prochain CES, du 6 au 9 janvier à Las Vegas.  Eric Morand, chef du département Nouvelles technologies / innovation / services d'Ubifrance, explique pour L'Usine Digitale les enjeux de la présence française au rendez-vous annuel de l'électronique.

Au CES, nous sommes comme des business angels pour les start-up françaises, explique Eric Morand d'Ubifrance
"Au CES, nous sommes comme des business angels pour les start-up françaises", explique Eric Morand d'Ubifrance © Cap Digital - capture vidéo Dailymotion

L'Usine Digitale - Il est assez naturel pour Ubifrance d'être présent au CES, le rendez-vous annuel de l'électronique grand public, non ?

Eric Morand - Pas si naturel que ça, puisque notre première participation remonte à janvier 2014 ! Il y a plusieurs raisons qui expliquent que nous ayons sauté le pas cette année. D'abord cela répond à une attente des start-up, en particulier du secteur des objets connectés. On observe une vraie résurgence d'une filière électronique française, même si pour l'instant on est encore loin de l'époque Thomson.

Ensuite, parce que nous y avons été encouragés par différents acteurs français, notamment des consultants qui emmenaient déjà des entreprises à Las Vegas, et aussi par le CEA, l'organisateur du CES, lui-même. Il a d'ailleurs créé il y a trois ans un espace dédié aux start-up à des tarifs abordables, l'Eureka Park, qui fait que les coûts d'un stand ont sensiblement baissé. Enfin, il y a la dynamique French Tech, qui a été lancée fin 2013 et qui devrait vraiment être visible sur cette édition 2015.

Vous emmenez dans vos bagages 18 start-up françaises. Avec quels objectifs ?

Ubifrance est en général un "business developper". Au CES nous sommes davantage des "business angels", on investit dans des champions de demain. Ces start-up sont à des stades de développement différents mais plutôt précoces : le CES doit être un tremplin pour elles, un booster de notoriété en France et à l'étranger.  Un autre enjeu est, à travers leurs exemples, de montrer que la France est capable de produire de belles start-up et de montrer ce qui se passe de positif dans l'écosystème français.

D'ailleurs pour l'édition 2015 nous mettrons l'accent sur la communication en direction des journalistes, blogueurs et influenceurs américains. Nous voulons donner de la visibilité à la French Tech, à la technologie et à la créativité françaises. Cette mission colle d'ailleurs totalement à la fusion d'Ubifrance et de l'Agence française des investissements internationaux (AFII) qui sera effective le 1er janvier. Le CES sera le premier événement pour la nouvelle entité unifiée.

Comment avez-vous choisi les 18 start-up et quelles tendances se dégagent cette année ?

Nous avons voulu une sélection reflétant la diversité de la French Tech, avec des start-up à des stades de maturité différents mais ayant toutes des produits à présenter.  Outre la wearable tech, nous avons des spécialistes du son et de l'image 3D, des pépites sur le secteur de l'e-santé et du "green connecté".

Un jury a départagé la cinquantaine de candidatures. Parmi les critères de choix, il y avait bien sûr le degré d'innovation, sur la technologie ou les usages, la qualité du business plan et des compétences de l'équipe, le "timing' du projet (le bon "time to market"). Les start-up doivent être véritablement en mesure de profiter de l'élan du CES, avec des levées de fonds à suivre ou des produits à commercialiser dans les six à huit mois qui suivent l'événement.

Propos recueillis par Sylvain Arnulf

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